Le Fonds monétaire international (FMI) fonde beaucoup d’espoir sur les perspectives économiques de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Cette disposition est consolidée par une évaluation de son conseil d’administration tenu le 20 décembre 2022 à Washington aux Etats-Unis.
Dans leur rapport, les administrateurs saluent le renforcement de la position extérieure et la reprise économique progressive post-Covid dans la CEMAC, dans le contexte du choc positif des termes de l’échange lié à la guerre de la Russie en Ukraine.
Étant donné les obstacles potentiels et les incertitudes accrues, liés au risque élevé de surendettement , aux tensions inflationnistes persistantes, aux conditions financières mondiales resserrées et aux problèmes régionaux de sécurité, les administrateurs exhortent les autorités de la CEMAC à gérer prudemment les le surcroît de recettes pétrolières afin de reconstituer les marges de manœuvre et soutenir une reprise économique qui protège les populations les plus vulnérables, y compris en réformant les subventions aux produits énergiques et alimentaires, tout en mettant en place des filets sociaux bien ciblés.
Le resserrement de la politique monétaire de la BEAC est un autre point de satisfaction évoqué par le FMI. Les administrateurs l’apprécient et encouragent l’institution à resserrer davantage, si elle observait des signes de poussée inflationniste, d’écarts par rapport à la trajectoire ciblée des réserves extérieures, ou des dérapages budgétaires. Les administrateurs encouragent également la BEAC à absorber plus efficacement les liquidités excédentaires et à mettre en œuvre la réglementation des changes de manière transparente et cohérente.
Les administrateurs encouragent les autorités nationales et régionales de la CEMAC à régler de manière coopérative l’incohérence entre la législation de la République centrafricaine sur les cryptomonnaies et la Convention de la CEMAC. Ils incitent fortement les autorités régionales à renforcer la coordination afin d’améliorer la capacité de réglementation des actifs numériques, dans le but de préserver la monnaie unique, de gérer les risques et de protéger les consommateurs, tout en permettant les innovations légitimes.
Le FMI salue aussi la normalisation de la réglementation prudentielle et encourage la COBAC à effectuer une revue exhaustive et en profondeur de la qualité des actifs du secteur bancaire suite à la normalisation, afin de suivre et de traiter adéquatement les prêts improductifs ainsi que les banques sous-capitalisées. Ils conseillent à la COBAC d’adopter une approche prudente en matière de distribution des dividendes et de veiller à ce que les banques tiennent compte adéquatement des risques souverains.
Notant des progrès mitigés dans les programmes en cours appuyés par le FMI ainsi que les retards probables dans l’achèvement de diverses revues à venir de ces programmes, les administrateurs soulignent l’importance d’accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles et de gouvernance qui, conjuguées à une gestion prudente des du surcroît de recettes pétrolières, devraient jeter les bases d’une croissance plus diversifiée, inclusive et durable.
Le considère que la BEAC a atteint l’assurance régionale concernant les avoirs extérieurs nets à fin juin 2022, tel que mentionné dans la lettre de suivi de juillet 2022, reflétant entre autres, un rapatriement plus important des devises étrangères et le resserrement de la politique monétaire.
L’intuition de Breton Woods souscrit aussi à la mise à jour de l’assurance régionale concernant l’accumulation des avoirs extérieurs nets pour fin décembre 2022 et fin juin 2023, telle que décrite dans la lettre de suivi de novembre 2022 du gouverneur de la BEAC. Elle souligne enfin que la mise en œuvre de cette assurance sera essentielle pour garantir le succès des programmes appuyés par le FMI dans les pays membres de la CEMAC.



















