De son avis, « Cette exclusion n’est ni un détail, ni une simple omission administrative. Il y décèle un signal bien plus profond et alarmant sur la position économique du pays« . Et d’ajouter, « Cette absence doit être prise comme un signal d’alarme », estime-t-il avec une gravité certaine. « Elle révèle, sans ambiguïté, l’urgence absolue de transformer notre environnement économique et de soutenir nos entrepreneurs avec une détermination sans faille. », a-t-il poursuivi.
Selon son analyse, cet épisode est le symptôme d’un retard structurel que le Gabon doit combler de toute urgence pour éviter de se marginaliser dans le paysage économique continental en pleine mutation. Alors que ce programme de formation est salué comme une avancée significative pour l’intégration et la modernisation des économies africaines, l’absence du Gabon le prive d’un levier crucial pour préparer son tissu entrepreneurial aux défis futurs.
Face à ce constat, l’ancien ministre lance un appel pressant et sans détour aux décideurs économiques nationaux et au gouvernement. Il les exhorte à enclencher une accélération des réformes structurelles, à renforcer significativement l’écosystème entrepreneurial local et à apporter un soutien bien plus ambitieux aux PME, véritables colonnes vertébrales de l’économie.
Pourtant, souligne-t-il, le Gabon dispose d’un «potentiel immense», mais qu’il risque d’être marginalisé si des mesures fortes ne sont pas prises. «Ne le laissons pas en marge des grandes dynamiques qui façonnent l’Afrique de demain. Mobilisons-nous pour que nos entrepreneurs aient, eux aussi, accès à ces opportunités décisives», a-t-il lancé.
En d’autres termes, sa prise de position s’inscrit dans la continuité de son engagement à promouvoir l’intégration économique africaine, bien que n’ayant pas actuellement de fonction officielle connue dans la haute administration publique. Déjà en 2022, son élection à la présidence du Conseil des ministres du Commerce de la ZLECAf avait été saluée comme un succès diplomatique pour le Gabon.
Son appel vise ainsi à éviter que le pays reste en retrait des grandes transformations numériques qui redessinent l’économie du continent. Il rappelle un enjeu crucial : faire du Gabon un acteur incontournable de la révolution numérique africaine, plutôt qu’un spectateur.
« Le potentiel du Gabon est immense. Nous disposons d’atouts réels. Ne les laissons pas s’éroder et ne permettons pas que notre pays soit mis en marge des grandes dynamiques qui façonnent l’Afrique de demain », conclut-il non sans conviction



















