Au-delà du succès côté cour, qu’a connu le One Forest Summit, le Gabon a également fait un carton plein, côté jardin à l’occasion de ce rendez-vous international consacré au sauvetage des trois grands bassins forestiers mondiaux – la forêt amazonienne, le bassin du Congo et les forêts tropicales d’Asie du Sud-Est – tenu les 1er et 2 mars 2023 à Libreville.
En effet, ces assises ont permis au pays de parapher plusieurs accord avec la France. De manière spécifique et chronologique, c’est le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires de la République française, Christophe Béchu qui a ouvert le bal. En présence de la ministre de l’Economie et de la Relance de la République gabonaise, Nicole Roboty, il aune lettre d’intention portant sur le financement des travaux de réhabilitation de la décharge de Mindoubé.
Des sources proches du dossier renseignent que cette activité était prescrite dans le cadre d’un rapport d’études réalisé par l’entreprise française Valgo, et financé par la Direction générale du Trésor, dans le cadre d’un FASEP (Fonds d’études et d’aide au secteur privé). L’objectif global étant de permettre au gouvernement gabonais, d’améliorer la qualité de vie dans les quartiers du sud de Libreville.
Les mêmes sources font savoir qu’à travers cet acte, la France poursuit ainsi son engagement auprès de l’Etat gabonais. Cela, en permettant d’accéder à un mode de financement rapide et à des conditions préférentielles pour la réhabilitation de la décharge, dont le montant pour le projet paysager choisi devrait s’élever à plus de 30 millions d’euros.
De lieu de nuisance, la décharge deviendra ainsi un lieu sûr et propre, paysager, permettant même un accès à la nature, et notamment à la mangrove qui l’entoure
Dans cette même logique, le ministre Christophe Béchu a également signé, avec le ministre des Eaux, des Forêts, de la Mer, de l’Environnement, chargé du Plan climat et du Plan d’affectation des terres, Pr. Lee White, une lettre de manifestation d’intérêt pour un projet de surveillance environnementale de la côte gabonaise menée par l’entreprise Air Environnement.
Le projet, financé dans le cadre d’un FASEP, consiste en la mise en œuvre d’un outil particulièrement innovant, un avion d’observation spécialement équipé pour l’observation et la surveillance environnementale, pendant une durée d’un an. Cette période sera mise à profit pour transférer un savoir-faire indispensable aux spécialistes du ministère.
Grâce à l’utilisation d’outils particulièrement performants, ce projet vise à améliorer les connaissances des ressources halieutiques et forestières de la zone côtière, et à cartographier la mangrove. Il permettra également d’identifier des actes de pollution ou de pêche illégaux, qui nuisent à l’environnement. Il répond à un réel besoin pour la protection de la nature qui n’est actuellement pas couvert au Gabon.
Enfin, l’entreprise Flying Whales, qui produit des dirigeables rigides permettant le transport de charges lourdes, a signé un mémorandum d’entente d’une part avec Rougier, leader du secteur forestier au Gabon, et d’autre part avec GSEZ. Un protocole d’accord a également été signé entre l’entreprise Greencell et le ministre de l’Agriculture, de la Sécurité alimentaire, chargé de la valorisation de la ruralité, Charles Mve Ella, pour développer le secteur agronomique au Gabon.
Avec le Service économique de Libreville



















