Les ministres des Etats membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et les chefs des principaux organes et institutions des deux communautés étaient récemment en conclave à Yaoundé au Cameroun.
Cette rencontre avait deux principaux objectifs : l’examen et l’adoption du rapport de l’étude sur rapprochement des cadres institutionnels de la nouvelle Communauté économique et régionale (CER) en Afrique centrale et les textes juridiques, notamment le traité constitutif, le protocole régissant la haute autorité monétaire, la convention régissant la Cour de justice et des droits de l’Homme et la convention régissant le Parlement de la nouvelle CER.
Prenant la parole lors de ces travaux, le Pr. Daniel Ona Ondo a insisté sur le fait que l’intérêt communautaire doit primer sur les intérêts individuels. Au-delà, il a également plaidé pour une nouvelle CER innovante et cohérente au plan institutionnel et normatif susceptible de répondre aux exigences et attentes multiformes des Etats et peuples de l’Afrique Centrale ainsi que de l’Union africaine.
Daniel Ona Ondo a également préconisé la contribution de tous les parties prenantes à la rédaction d’une nouvelle histoire de l’Afrique centrale, d’où selon lui, « tout l’intérêt pour chacun des 11 Etats et chacune de ses deux Communautés à mobiliser leurs contributions qui, à ce jour, demeurent faibles et dégressives d’année en année et ce, au préjudice de l’accélération du processus de rationalisation ».
Une préoccupation d’autant plus pertinente dans ce sens que l’Afrique centrale est l’une des zones les moins intégrées du continent à en juger par le volume de commerce intra CEMAC, en moyenne 9% des échanges depuis quelques années.
Compte tenu du rôle de plus en plus croissant que doivent jouer les CER dans l’émergence économique des pays, et de la préservation de l’environnement, les autorités ambitionnent d’élargir l’intégration régionale en fusionnant la CEMAC et la CEEAC, tout en participant à la ZELECAF. Une telle ambition reste toutefois conditionnée par un niveau d’engagement accru des pays, mais aussi par le suivi et l’amélioration des progrès du processus d’intégration régionale, expliquent les spécialistes des questions d’intégration.



















