Le bureau des affaires économiques et commerciales du Département d’État du pays de ‘’L’Oncle Sam’’ vient de rendre public, son Rapport 2023 sur la transparence budgétaire à travers le monde. Dans ce panorama, le Gabon fait partie de la catégorie de bons élèves en dépit de quelques manquements.
Selon les termes dudit rapport, le pays d’Ali Bongo a enregistré de progrès significatifs dans le domaine. Le Département d’État américain révèle à cet effet qu’au cours de la période sous revue, le gouvernement a publié le budget voté dans un délai raisonnable.
Il déplore cependant le fait que le projet de budget exécutif, ni son rapport de fin d’année n’aient pas été rendus publics dans un délai raisonnable. « Seules des informations limitées sur les titres de créance, à l’exclusion de la dette des grandes entreprises publiques, étaient accessibles au public en dépit du fait qu’elles n’ont pas été mises à jour dans un délai raisonnable », mentionne ledit rapport.
Qu’à cela ne tienne, les documents budgétaires accessibles au public ont fourni une image substantiellement complète des dépenses et des recettes attendues par le gouvernement. Le rapport indique également que »les rapports budgétaires trimestriels étaient limités et peu fiables, de sorte qu’il n’était pas facile de savoir si les recettes et les dépenses réelles correspondaient raisonnablement à celles du budget adopté.
En outre, fait observer ledit rapport « l’institution supérieure de contrôle n’a pas respecté les normes internationales d’indépendance. Elle a examiné les comptes du gouvernement mais n’a pas rendu ses rapports publics dans un délai raisonnable ».
Pour une transparence budgétaire optimale, le Département d’État américain fait quelques suggestions. Il préconise par exemple au gouvernement de publier des informations sur les titres de créance, y compris la dette des grandes entreprises publiques, dans un délai raisonnable ; d’examiner son budget tout au long de l’exercice et s’assurer que les recettes et les dépenses réelles correspondent raisonnablement à celles du budget adopté.
Il invite également à veiller à ce que l’institution supérieure de contrôle respecte les normes internationales d’indépendance ; de rendre les rapports d’audit accessibles au public dans un délai raisonnable ; de rendre publiques les informations de base pour les prix de l’extraction des ressources naturelles ; de suivre les lois et réglementations sur l’extraction des ressources naturelles dans la pratique et enfin de divulguer la source de financement de son fonds souverain et l’approche générale des retraits.



















