La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) vient de produire sa revue de stabilité financière dans la sous-région, pour l’exercice 2019. Ce doucement passe en revue, le climat des affaires et réformes institutionnelles initiées par les Etats au cours de l’exercice 2019.
Selon la Banque, les programmes conclus avec les partenaires financiers, notamment le FMI ont permis aux économies de la CEMAC de réaliser des réformes importantes dans l’assainissement des finances publiques ainsi que que la prise des mesures incitatives, en vue de booster la performance du secteur privé dont l’allégement des procédures de création d’entreprises.
De même, la libre circulation des personnes et des biens est effective depuis 2017 et les institutions du marché financier, indispensables à la mobilisation de l’épargne intérieure et à l’attractivité des investisseurs extérieurs, ont fusionné. Malgré ces efforts salutaires, les Etats de la sous-région continuent d’occuper les derniers rangs dans les classements internationaux en matière d’assainissement de l’environnement des affaires.
Plusieurs facteurs ont été mis en exergue pour justifier le caractère perfectible du climat des affaires dans la CEMAC, notamment l’opacité du secteur privé, les tensions socio-sécuritaires dans plusieurs pays et la faible protection des droits de propriété. Ces performances ont été confirmées par l’évolution de l’indice global du climat des affaires qui examine la solidité du cadre règlementaire des affaires et la protection des droits de propriété.
Cette situation d’ensemble masque cependant des disparités entre les pays quant aux principaux facteurs qui ont influencé négativement l’environnement des affaires en 2019. Ainsi, l’indice global s’appuie sur des indicateurs tels que la Création d’entreprises (CE), l’obtention de Permis de construire (PC), l’accès à l’électricité (AE), le transfert de la propriété (TP), l’Obtention de prêts (OP), la protection des investisseurs minoritaires (PI), le paiement des Taxes et impôts (TI), le commerce transfrontalier (CT), l’Exécution des contrats (EC) et le Règlement de l’insolvabilité (RI). Il laisse ressortir de manière générale que l’environnement des affaires dans la CEMAC est exposé à la faible protection des droits des investisseurs et à l’insuffisance de paiement des taxes et impôts par les entreprises.
De même, des difficultés liées à la fluidité du commerce transfrontalier ont été relevées dans certains pays, tandis que deux pays demeurent confrontés aux complications liées à la résolution de l’insolvabilité des clients des banques. Cette situation n’a pas évolué comparativement à l’année dernière.
Les facteurs ayant influencé l’indice global se sont répercutés négativement sur l’attractivité des investissements directs étrangers avec des retombées négatives sur le tissu productif. Ainsi, les pays de la CEMAC ont été des exportateurs nets des investissements directs étrangers. Ces derniers ont obéré le PIB sous régional de 5 % en moyenne entre 2009 et 2019. De même, les investissements de portefeuille ont également grevé l’activité économique bien qu’à une proportion très faible (moins 1 % du PIB en moyenne).



















