Statuant sur les contours du nouveau programme avec le Gabon, ce 28 juillet 2021, à Washington aux Etats-Unis, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FM) a également fait un diagnostic de l’économie du pays.
Dans son rapport, le Directeur général adjoint et président par intérim du FMI, Mitsuhiro Furusawa, souligne que l’économie gabonaise se redresse progressivement après le ralentissement économique induit par la pandémie de Covid-19 en 2020
Il fait observer à cet effet que : « la pandémie et la forte baisse des prix du pétrole ont aggravé les vulnérabilités économiques et financières préexistantes, et les perspectives à court terme restent soumises à des l’incertitude et les risques de baisse. Un déploiement lent des vaccins ou de nouvelles vagues d’infection pourraient retarder la reprise jusqu’en 2022 ou au-delà ».
Il met ensuite en exergue, les attentes que charrie le nouveau programme avec le FMI. «Le nouvel accord au titre de la facilité élargie du Fonds soutiendra la reprise post-pandémie du pays et ancrera la mise en œuvre des réformes. La priorité absolue reste de sauver des vies et des moyens de subsistance », indique-t-il.
Avant d’ajouter, «À mesure que la crise s’atténuera, l’accent sera mis sur la résolution des problèmes structurels de longue date afin de placer la dette publique sur une trajectoire descendante ferme et de favoriser une croissance élevée, durable, verte et inclusive tirée par le secteur privé ».
En matière de finances publiques, Mitsuhiro Furusawa fixe également le cap. « Le rythme de l’assainissement budgétaire doit être aligné sur les besoins de reprise ». Car, « La politique budgétaire devrait continuer à soutenir la reprise à court terme. Une fois la reprise sur des bases solides, un assainissement budgétaire plus ambitieux sera nécessaire pour réduire les niveaux de dette publique et les vulnérabilités tout en garantissant une croissance élevée et inclusive », précise-t-il.
Dans ce cadre, il préconise des efforts, notamment pour améliorer la gouvernance et la transparence, afin d’accroître les recettes intérieures et l’efficacité des dépenses, sont essentiels pour créer un espace budgétaire pour les investissements et les dépenses sociales indispensables.
L’autre gros chantier que doit ouvrir le gouvernement reste celui de la poursuite des réformes. Selon lui, « Faire progresser le programme de réformes structurelles sera également important pour soutenir une reprise durable et inclusive ».
Mais également afin de remédier à certains goulets d’étranglement de longue date dans l’économie et de promouvoir l’investissement privé et la croissance inclusive, le fonctionnaire du FMI préconise « le renforcement du secteur bancaire et de l’inclusion financière, l’amélioration de l’environnement des affaires et le renforcement du cadre de lutte contre la corruption ».



















