Cette nouvelle approche pédagogique s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’audit international réalisé en 2019. A cet effet, la Société équatoriale des mines (SEM), et l’Ecole des mines et de métallurgie de Moanda ont marqué leur accord pour la mise en place de nouveaux programmes d’enseignement basés sur la spécialisation et la professionnalisation, dès la rentrée prochaine, avec le démarrage de cours de la cinquième promotion.
Selon ses termes, cette convention vise la spécialisation et la professionnalisation des apprenants dans les métiers de la mine. D’après les explications de Jean Yves Otourou, directeur général de l’E3MG, «La professionnalisation concerne la transformation progressive de nos produits, nos ingénieurs et, techniciens, en professionnel dans les métiers de la mine, de manière à ce que, lorsqu’ils terminent leur cycle de formation, ils sortent avec une certaine expérience acquise pendant le séjour en entreprise. Naturellement, l’entreprise vient en complément des enseignements théoriques. On met beaucoup d’accent sur le séjour en entreprise. Nous sommes une école d’application», a – t-il indiqué avant de procéder à la signature de cette convention.
Et d’ajouter, « pour s’arrimer aux standards internationaux et donner la possibilité aux diplômés de postuler dans la sous-région ou en international, il est plus que nécessaire de s’orienter vers la spécialisation et la professionnalisation ». Avant de poursuivre, «La SEM représente l’État dans le regard de l’école de Mines et a bien voulu nous assister pour la mise en place de ces réformes. Nous avons besoin de nous appuyer sur des partenaires sûrs, parce que c’est un processus de longue haleine».
Pour le directeur général de la SEM, Elvis Ossindji, «les étudiants que l’École des Mines et de Métallurgie forment constituent le vivier du pays en termes de reprise et de valorisation de notre potentiel minier. Il était pour nous très important de pouvoir mettre en place ce cadre de travail qui permettra aux étudiants, non seulement de pouvoir intégrer les process, les procédures et les permis qui sont en exploitation par la SEM, mais également de pouvoir intégrer les entreprises partenaires de la SEM».
En effet, a-t-il précisé, la SEM gère les participations de l’État dans le secteur minier dans toutes les entreprises minières.
«Les conventions de production, de partage et autres que nous signons aujourd’hui avec les entreprises, les investisseurs privés, nous avons intégré cette notion qui est de pouvoir apporter un cadre d’apprentissage à ces jeunes. Au sortir de là, on espère avoir des jeunes professionnels, aptes à rentrer dans le monde du travail et à entreprendre», a –t-il souligné, rappelant que l’E3MG est une école à vocation sous régionale. Elle est le fruit d’un partenariat public-privé entre l’État gabonais et la Comilog.



















