Les axes ‘’ Femmes, Paix et Sécurité ‘’ viennent de faire l’objet d’un module pédagogique à l’Ecole d’application du service de santé militaire de Libreville (EASSML). L’initiative s’inscrivait dans le cadre de la coopération franco-gabonaise et a pour référence, la résolution 1325 de l’ONU.
Du 6 au 12 mai 2021, l’EASSML a organisé un module consacré à la thématique, « Femmes, Paix et Sécurité ». C’est le premier de ce genre au sein de l’école d’application qui forme les jeunes médecins militaires d’Afrique francophone à la spécificité de la médecine militaire.
Le format participatif de ce module a permis aux élèves de cette école spécialisée de rencontrer des intervenantes au parcours inspirants afin d’ouvrir le dialogue et de promouvoir le rôle de la femme au sein de l’armée.
Ce séminaire a été inauguré avec le médecin général Colette BA OUMAR, première femme médecin, à être promue au grade d’officier général en République gabonaise. Elle a ainsi exposé sur son parcours d’excellence et donner ses recommandations pour faire face aux obstacles rencontrés par une femme dans une carrière. Ce parcours a ensuite été mis en perspective avec celui du premier général français féminin, Valérie ANDRE, tous deux médecins militaires.
Les élèves ont aussi participé à une projection à l’Institut français du Gabon (IFG) de « Maman Colonel ». Ce documentaire réalisé par Dieudonné HAMADI est le portrait d’un lieutenant-colonel de Police, qui lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants en République Démocratique du Congo.
Enfin, une série de débat et de cours théoriques à propos de la place de la femme dans les armées, du rôle des régiments militaires Mino, essentiellement composés de femmes, dans le royaume du Dahomey du 17ème à la fin du 19ème siècle, la prise en charge des violences faites aux femmes liées en zone de conflits ont été coordonnées par les doctoresses médecin Dominique PUIDUPIN, psychothérapeute Sonia OKOUME ASSOUME et enseignante, Frankline OKOUROU N’TSAME, ainsi que la capitaine Sylvana SAM.
Le séminaire a été conclu par le médecin Général, Christine Murielle ESSONO MEIGNER-MBO, commandante de l’EASSML, le médecin Général, Alain PUIDUPIN et le médecin Général, Colette BA OUMAR. Ces rencontres ont permis d’identifier des conclusions et recommandations pour faire avancer la participation des femmes dans les processus de paix ainsi que leur prise en charge en zone de conflits par les médecins qui sont souvent les premiers à arriver sur les théâtres d’opérations.



















