La République du Congo sera fixée sur son sort, le 11 mars 2022, au terme du Conseil d’administration international de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).
Selon la plateforme de la société civile « Publiez ce que vous payez », les récentes arrestations de deux activistes et d’un journaliste risquent d’entrainer la suspension ou la radiation du pays au processus.
Or, pour conserver le statut de pays conforme, l’organisation internationale ITIE exige aux gouvernements des États membres comme celui du Congo de garantir un environnement propice à la participation de la société civile, de s’assurer qu’il n’existe pas d’obstacles à la participation de la société civile au processus ITIE, de permettre aux militants de la société de pouvoir s’exprimer librement au sujet de la transparence et de la gouvernance des ressources naturelles, sans contrainte, coercition, ni représailles.
Toutefois, la décision d’une suspension ou d’une radiation du Congo entrainera une mauvaise publicité contre le Congo, a alerté ce 1er juillet Christian Mounzéo, le coordonnateur de la campagne « Publiez ce que vous payez », lors d’une rencontre avec les médias locaux.
Et d’ajouter, « elle risquerait de compromettre, a-t- il ajouté, l’engagement du gouvernement en matière de gestion forestière et l’ambition du pays d’attirer des investissements étrangers ».
Dans ce droit fil, Jean Aimé Brice Makosso, membre du conseil d’administration international de l’ITIE exprime également ses inquiétudes. Selon lui, « cette menace de suspension pourra entraver les discussions que le gouvernement souhaite entamer avec le Fonds monétaire international, lequel demande à la partie congolaise de fournir régulièrement des rapports ITIE ».
Avant de préciser en exhortant les autorités congolaises à appliquer les mesures correctives que : « L’exigence 1.3 sur le degré de participation de la société civile est appelée exigence sauvegarde, lorsqu’elle n’est pas respectée le pays est d’office suspendu. Or, depuis la première, la deuxième et bientôt la troisième validation, l’application de cette exigence pose toujours problème au Congo. C’est le cas du journaliste Raymond Malonga et deux militants de la société civile en détention ».



















