Comment venir à bout des retards et des incongruités qui obèrent le traitement des dossiers des agents publics aux ministères de la Fonction publique et du Renforcement des capacités ainsi qu’à celui desFinances. La ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong et son collègue délégué, auprès du ministre de l’Économie, des Finances, Marc Abeghe semblent avoir trouvé la formule qui sied. Il s’agit de la création d’un Guichet unique, destiné à la signature des actes de gestion des agents publics. Cette nouvelle donne a été mis en oeuvre, le 09 avril 2026.
Le Guichet unique : une innovation majeure dans l’organisation des procédures administratives
Selon les sources ministérielles, ce Guichet unique, premier de l’année 2026, s’inscrit dans la mise en œuvre opérationnelle de la feuille de route des 100 jours du ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités. Il constitue une innovation majeure dans l’organisation des procédures administratives, en regroupant, dans un même espace et au même moment, l’ensemble des signataires des actes de carrière des agents publics, afin de réduire significativement les délais de traitement.
L’on renseigne également que « cette organisation fait suite au travail préparatoire conduit le 1er avril dernier par les Directeurs généraux, consacré à l’apposition des visas techniques sur plus de 2 000 dossiers relatifs notamment aux titularisations, avancements, reclassements et mises à la retraite ».
Une réforme méthodique des procédures de signature des actes administratifs
A l’occasion de la signature de ces actes de gestion des agents publics, Laurence Ndong n’a pas manqué de rappeler la portée structurelle de cette réforme. « Nous avons engagé une réforme méthodique des procédures de signature des actes administratifs. Plutôt que de laisser les dossiers circuler de bureau en bureau, nous avons réuni tous les signataires dans une même salle ». Et d’ajouter, « Ce dispositif réduit considérablement les délais de traitement et permet d’accélérer la régularisation des situations administratives des agents publics. », a-elle décalé.
Non sans mettre en lumière, une innovation déterminante issue de ce chantier è savoir : la refonte complète de la structuration des textes administratifs. « Autrefois, un même arrêté regroupait plusieurs décisions concernant différentes administrations sur plusieurs pages, rendant le traitement et l’archivage complexes. Désormais, chaque acte est individualisé par administration, et parfois par agent, sur une seule page. Cette standardisation facilite la manipulation, le classement, l’archivage et ouvre la voie à une robotisation et une automatisation efficaces du traitement documentaire. », a-t-elle indiqué. Autrement dit, cette nouvelle architecture documentaire permet un traitement plus fluide des dossiers liés aux régularisations administratives des agents publics.
Près de 10 000 actes administratifs en ligne de mire
Le gouvernement table sur la signature de près de 10 000 actes administratifs. Cela, en vue d’assainir durablement la gestion des ressources humaines de l’État, a tenu à rappeler Madame le ministre de la Fonction publique. Le processus a d’ailleurs déjà permis la régularisation d’environ 4 000 actes administratifs.
Prenant la parole à son tour, le ministre Délégué chargé du Budget a tenu à souligner l’importance de l’arrimage entre gestion administrative et soutenabilité financière : « Le budget est l’instrument qui garantit le paiement effectif des droits des agents publics. Chaque acte ayant une incidence financière doit être rigoureusement encadré par les lignes budgétaires prévues à cet effet. Une planification est conduite avec la Direction de la Fonction Publique afin d’évaluer précisément l’impact de ces régularisations sur la masse salariale, dans le respect des équilibres budgétaires de l’État. ».
Il a par ailleurs précisé que les reclassements, avancements automatiques et l’ensemble des actes de carrière sont intégrés dans une programmation budgétaire anticipée et maîtrisée, garantissant ainsi la prise en compte effective des droits des agents publics.
S’agissant des départs à la retraite, madame le ministre a rappelé les instructions données aux Directeurs centraux des ressources humaines (DCRH) d’anticiper le traitement des dossiers de l’année 2026, afin de garantir aux agents concernés un départ digne après de longues années de service.
Avec le ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités



















