A la suite de de l’explosion des dépôts de munitions survenue à Bata, la capitale économique de la Guinée équatoriale, le dimanche 7 mars, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva vient de manifester ses dispositions de soutien envers le peuple équatoguinéen.
Dans une déclaration, datant de ce 09 mars, Kristalina Georgieva a dit tout sa tristesse pour cet incident. «Je suis très attristé par la tragédie humanitaire qui se déroule en Guinée équatoriale à la suite de l’explosion massive d’un complexe militaire. Au nom de tout le monde au Fonds monétaire international, j’offre mes plus sincères condoléances au peuple de Guinée équatoriale, en particulier aux familles des victimes de cette tragédie », a-t-elle dit.
Avant d’ajouter que «Le FMI explore tous les moyens possibles pour soutenir le peuple équato-guinéen en cette période difficile – en s’appuyant sur le dialogue politique en cours et en travaillant avec la communauté internationale – et pour aider le pays à progresser vers une croissance plus durable et inclusive.».
Pour rappel, Dimanche après-midi, quatre explosions espacées de longues minutes ont retenti dans le camp militaire de Nkoantoma, à Bata, la capitale économique de la Guinée équatoriale. Ce camp est connu pour abriter les forces spéciales, la gendarmerie et leurs familles. Ce sont les dépôts de munition qui ont explosé. Depuis, le bilan de la catastrophe ne cesse de s’alourdir, passant d’une vingtaine de morts dans la soirée de dimanche à près de cent lundi soir. Le chef de l’État, eodoro Nguema Obiang Mangue, dans un communiqué publié lundi 8 mars, a expliqué que « Bata a été victime d’un accident provoqué par la négligence de l’unité chargée de garder les dépôts de dynamite, d’explosifs et de munitions qui ont pris feu à cause des brûlis allumés dans leurs champs par les fermiers, qui ont finalement fait exploser successivement ces dépôts ».
Le dernier publié, lundi 8 mars, fait état d’au moins une centaine de morts et 615 blessés. Un bilan qui reste provisoire : les maisons et les bâtiments ravagés par le souffle des explosions et les incendies qui les ont suivis n’ont pas encore tous été explorés par les secouristes, les dégâts s’étendant dans un rayon de 10 kilomètres. Les images de la catastrophe sont épouvantables : sur des kilomètres, les habitants sont blessés et désespérés, les habitations éventrées et détruites, les secouristes débordés et déboussolés.
L’hôpital général, l’hôpital La Paz et l’hôpital Nuevo Inseso, les principaux hôpitaux de Bata, ont été submergés par les blessés. Le gouvernement équato-guinéen a mobilisé tous les médecins du pays, et somme la population de donner son sang. Mais il n’a pas les moyens de faire face à une catastrophe de cette ampleur. Pour cette raison, il a appelé à l’aide la communauté internationale. Parmi les pays ayant répondu positivement, l’ancienne puissance coloniale espagnole. La ministre des affaires étrangères espagnole, Arancha Gonzales Laya, a annoncé, lundi 8 mars, l’envoi d’une aide humanitaire par avion. Le parti d’opposition Convergence pour la démocratie sociale de Guinée équatoriale (CPDS) dénonce l’absence du gouvernement dans la gestion de cette crise qualifiée de « pire catastrophe humanitaire de l’histoire du pays ».



















