Du 1er mai au 7 juin 2021, une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Boileau Loko, chef de mission pour le Gabon, a tenu des réunions virtuelles axées sur le soutien du Fonds au programme de réformes économiques des autorités gabonaises.
Au terme de ces entretiens, les services du FMI et les autorités gabonaises sont parvenus à un accord au niveau des services sur un programme triennal au titre de la Facilité élargie de financement (EFF). Ce nouveau programme dont le montant n’a pas encore été dévoilé aura pour objectif d’ancrer la politique et les efforts de réforme du gouvernement, visant à renforcer la réponse à la pandémie de Covid-19. Il consistera également à préparer la voie vers une croissance forte, durable et inclusive.
Selon le FMI, la protection des vies et des moyens de subsistance constitue la première priorité de ce financement. Lequel vise également entre autres, un assainissement budgétaire propice à la croissance, une trajectoire baissière de la dette ainsi qu’un soutien à la reprise et la stratégie régionale de la CEMAC.
Pour parvenir à cet accord, les autorités gabonaises se sont engagées à prendre des mesures importantes. Notamment dans la loi de finances révisée pour 2021, afin de rationaliser les exonérations fiscales et accélérer la numérisation de l’administration fiscale.
Ces réformes devraient également amener à contenir les dépenses courantes, à améliorer la gouvernance des dépenses publiques, tout en continuant à renforcer la protection sociale des plus vulnérables.
En matière de gouvernance, le gouvernement s’est engagé à implémenter des réformes structurelles pour ouvrir la voie à une croissance forte, verte, durable et inclusive. Il en est de même de l’amélioration de la gestion des finances publiques, du renforcement de la gestion de la dette, de la réduction des risques budgétaires et l’accroissement de la transparence dans la gestion des entreprises publiques et dans le secteur pétrolier.
Dans ce contexte, les autorités se sont engagées à appliquer l’Initiative pour les industries extractives et la transparence d’ici décembre 2021. Tout comme le renforcement des efforts de lutte contre la corruption, le renforcement du secteur financier et la promotion d’un climat propice aux affaires. Le dernier engagement des autorités porte sur l’utilisation des finances publiques comme levier pour favoriser la transition verte du pays. Il est à noter que ce cet accord est soumis à l’approbation de la direction du FMI et à l’examen du Conseil d’administration attendu dans les semaines à venir.
Pour rappel, ce nouveau programme devrait faire suite à celui paraphé en 2017. D’un montant d’environ 642 millions de dollars, pour une durée de trois ans (2017- 2020), il avait pour objectifs, de permettre au pays d’assurer la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance durable et équitable. Il visait aussi à favoriser l’ancrage des politiques budgétaires prudentes et une situation viable de balance des paiements.
L’assainissement budgétaire et la viabilité de la dette et l’appui à la stabilisation des réserves de change régionales et la préservation de la stabilité extérieure pour la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), étaient également visés.
Malheureusement, ce programme s’est achevé sans que la 6ème et dernière revue ait eu lieu. Néanmoins, dans un contexte d’urgence, le Gabon a bénéficié, entre avril et juillet 2020, de la facilité rapide mise en place par le FMI, soit environ 300 millions de dollars.



















