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Accueil Coopération

Le Directeur général de l’ANPI, Ghislain Moandza Mboma décline les enjeux de la promotion des investissements au Gabon

Pour une meilleure appréciation du Plan d’accélération de transformation (PAT), et particulièrement de sa Task force consacrée à la promotion des investissements, le directeur général de l'Agence nationale de promotion des investissements (ANPI), Ghislain Moandza Mboma s’est livré à un petit exercice pédagogique.

SC par SC
septembre 21, 2021
dans Coopération, Développement, Développement Durable, Economie, Entreprises, Finances, Finances Publiques, Gouvernance, Intégration, International, La Une
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Le Directeur général de l’ANPI, Ghislain Moandza Mboma.

Le Directeur général de l’ANPI, Ghislain Moandza Mboma.

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Ghislain Moandza Mboma joue un rôle clé dans l’écosystème des investissements au Gabon de par sa multitude de casquettes. En effet, à côté des ses attributs de Directeur général de l’ANPI, il est également chef de projet Task force, en charge de la promotion des investissements au sein du PAT, et secrétaire permanent du Haut conseil pour les investissements (HCI).

Il évoque ici, le bienfondé du Plan d’accélération de la transformation, son dispositif et les mécanismes mis en place mis, avant de chuter sur les enjeux ainsi que l’’importance de la stratégie implémentée par le gouvernement pour son succès.

Dans ce cadre, Ghislain Moandza Mboma fait savoir que le Plan d’action de la transformation est une volonté des plus hautes autorités du pays, de disposer d’un plan stratégique qui projette le développement du pays pour les trois prochaines années.

« Son articulation, notamment sur la phase opérationnelle, repose sur une stratégique consistant à mettre des unités qui doivent produire un certain nombre de résultats à court terme. Parmi ces unités, il y a la Task force, consacrée à la promotion des investissements, dont je suis le responsable et qui a deux missions essentielles », explique-t-il.

La première, poursuit-il, « consiste à faire aboutir une reforme juridique. C’est-à-dire, le code des investissements, la loi d’investissements ; et une reforme non juridique, qui consiste quant à elle, à mettre en œuvre, la stratégie de substitution de nos importations, en attaquant quatre filières essentiels. A savoir : la filière maraichère, la filière poulet de chair, la filière viande bovine, la filière porcine, et attaquer le secteur des matériaux de construction, notamment les produits de la céramique ». Il s’agit, donc selon lui, « d’agir sur une enveloppe de 200 milliards de FCFA d’importations aujourd’hui, afin de faire en sorte que nous puissions produire localement tous ces produits ».

Parlant du dispositif mis en place, le Directeur général de l’ANPI relève qu’au niveau de la Task force il y a, à la fois, l’administration en tant que partie prenante. L’idée étant de faire converger l’ensemble des acteurs au niveau de l’action de l’administration qui interviennent dans le processus de la substitution de nos importations, relatif à la réforme juridique.

A côté de l’administration, l’autre élément qui concoure à ce dispositif est le secteur privé. Il s’agit notamment à ce niveau, de tous les acteurs impliqués dans la chaîne des importations. Et pour une meilleure coordination des rôles, des échanges ont été ouverts avec ces derniers.

« Nous avons eu un dialogue afin d’expliquer la nécessité de converger de plus en plus, vers des investissements devant permettre la réduction du niveau des importations. Il s’agit Evidement, il s’agit de tous les partenaires au développement qui nous accompagnent dans la mise en œuvre de cette de cette stratégie », explique M. Moandza Mboma.

Pour ce qui est des enjeux de la stratégie, il révèle également qu’ils sont énormes. Et de préciser, « Au niveau du Code des investissements, l’idée première, comme dans tous les pays du monde, c’est de donner aux investisseurs, de la visibilité et de la lisibilité dans leurs actions d’investissements. En effet, l’investisseur a besoin de savoir, en prenant sa décision d’investissement, le cadre juridique qui va encadrer et protéger cet investissement. Et donc, il ne peut trouver cette réponse que dans le code des investissements. D’où, la nécessité et l’enjeu de cet instrument ».

Et d’ajouter, «… Et même temps, nous avons mis en place, le Plan d’accélération de la transformation (PAT). Lequel plan, dans son articulation en termes de financements est orienté vers la mise en place de Partenaires public-privés (PPP) et l’attractivité des Investissements privés étrangers (IDE). En effet, on ne peut pas attirer assez d’IDE si nous ne disposons pas d’un cadre juridique formel et précis ».

Selon lui, il s’agit tout simplement d’un problème de confiance. Un outil très important pour nous, souligne-t-il. « Parce que c’est lui qui établit la confiance, d’abord avec l’État gabonais et par la suite, avec les différents mécanismes mis en place pour encourager l’investissement ».

Un facteur qui devrait être à l’origine d’une chaîne de valeurs, vectrice d’innombrables et importants atouts. « Comme vous pouvez l’imaginer, attirer les IDE devrait nous amener à générer la croissance. Et générer la croissance devrait nous amener à créer des emplois. Et créer des emplois devrait nous amener à augmenter le pouvoir d’achat des populations qui, à son tour, devrait conduire à l’amélioration de la qualité de vie de nos populations. Dans cette dynamique, les impôts collectés devraient amener à améliorer la qualité des infrastructures de toute nature qui impacteront directement la qualité de vie et le quotidien des populations.», conclut M. Moandza Mboma.

Pour rappel, le Plan d’accélération de la transformation de l’économie gabonaise a été lancé en janvier 2021. Il s’évalue à 3000 milliards de FCFA sur trois ans (2021-2023). A travers ce plan, le pays ambitionne de relancer véritablement son économie en proie actuellement à d’énormes soucis liés à la crise économique doublée à la crise sanitaire du Covid.

Selon els autorités gabonaises, le PAT devrait également permettre d’accélérer la transition vers l’« après-pétrole », en donnant un coup de booste aux nouveaux moteurs de croissance et en repensant son modèle social. Pour ce faire, le PAT repose sur trois piliers. A savoir, les piliers économique, social et transversal. Pour le suivi de sa mise en œuvre, une évaluation se fera sur une base trimestrielle et sur la base du travail des Task forces, indique-t-on au ministère de l’Economie.

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