Kintelé, une banlieue nord de la capitale congolaise, Brazzaville a récemment abrité une rencontre des ministres en charge de l’Energie de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), le 03 juin 2021.
Cette rencontre avait pour but de procéder à la validation des projets liés au secteur de l’énergie. Notamment, la feuille de route pour la promotion des énergies renouvelables ; l’étude relative à la mise en place du centre dédié aux énergies renouvelables et efficacité énergétique de l’Afrique centrale.
A l’ouverture des travaux, le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso est revenu sur les enjeux de ce projet. Il a réitéré « que l’amélioration du secteur de l’énergie dans la sous-région reste déterminante pour le développement socioéconomique. Il s’agit notamment de la recherche du bien-être général de la population, du développement des activités économiques telles que l’agriculture, l’élevage, l’industrie, l’approvisionnement en eau potable, le transport, les télécommunications et la préservation de l’environnement ».
Avant d’ajouter que « L’accès des populations aux énergies modernes demeure un défi majeur que l’Afrique centrale est appelée à relever. Afin d’éliminer les obstacles qui sont à la base du faible développement de l’Afrique centrale, les plus hautes instances de la CEEAC ont décidé de tout mettre en œuvre pour promouvoir une gestion rationnelle des ressources énergétiques de la région ».
Autrement dit, selon Anatole Collinet Makosso, la problématique de l’énergie électrique fait partie des priorités dont le développement contribue à concrétiser la vision communautaire à l’horizon 2025, adoptée par les chefs d’Etat et de gouvernements.
Pour rappel, les chefs d’États et de gouvernement des pays membres de la CEEAC ont adopté le « Livre Blanc Énergie de la CEEAC et la CEMAC » à N’Djamena le 25 Mai 2015. La vision développée consistait d’assurer à l’horizon 2030, l’accès universel aux services énergétiques modernes pour les populations, en vue de l’émergence dans la sous-région.
Cette vision est soutenue par trois principes directeurs, notamment la bonne gouvernance, régionale, nationale et locale, la sécurité énergétique et le développement des énergies renouvelables, en particulier la valorisation du potentiel hydroélectrique, et l’équité, le développement inclusif ainsi que la réduction de la pauvreté.
C’est dans ce contexte et sur requêtes de la Commission de la CEEAC, que l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) a apporté son appui pour l’élaboration d’une Feuille de Route devant définir les actions à mener pour promouvoir les Énergies Renouvelables en Afrique centrale d’une part, et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) a apporté son appui pour la réalisation de l’Étude relative à la mise en place d’une structure dédiée aux énergies renouvelables et efficacité énergétique de l’Afrique centrale (CEREEAC), d’autre part.



















