La mise œuvre de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAf) connaît des avancées significatives. C’est le moins que l’on puisse dire, suite à la présentation de la Directrice du Bureau sous régional pour l’Afrique australe, Eunice Kamwendo, sur les Comités intergouvernementaux de hauts fonctionnaires et d’experts organisés en 2022, par les cinq bureaux sous-régionaux de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).
Lors de cette présentation, Eunice Kamwendo a cité quelques interventions clés de ces bureaux en terme d’appui à la mise œuvre de la ZLECAf, au développement des plans nationaux et en outils d’analyse et de planification. Elle a ainsi évoqué le soutien au développement des stratégies nationales et sous-régionales de la ZLECAf (plus de 40 pays et les CER), le soutien actuel à la mise en œuvre des stratégies ; les ateliers de formation et de sensibilisation, engageant les principales parties prenantes à accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf.
Plusieurs pays ont également été cités comme modèle. Il s’agit entre autres du Rwanda et du Kenya qui ont commencé la mise en œuvre du commerce guidé de la ZLECAf. La Libye et le Soudan ont également procédé au renforcement des capacités des décideurs politiques.
A cela, s’ajoutent, l’appui à la création d’un parc agro-industriel commun entre la Zambie et le Zimbabwe ; l’appui à l’initiative de la chaîne de valeur des batteries électriques entre la Zambie et la République démocratique du Congo ; l’appui à la République démocratique du Congo pour le développement de la zone économique spéciale de Manono ; la signature d’un accord de financement entre l’AFC et le Cameroun pour le développement de la zone économique spéciale de Bertoua ; le soutien à l’intégration de la vision 2050 de la CEDEAO dans les plans de développement nationaux ; l’initiative visant à améliorer les stratégies nationales de migration et à promouvoir la reconnaissance des compétences des migrants en Afrique du Nord, de l’Ouest et du Sud.
L’on cité également le déploiement de la formation à l’outil de planification Intégrée et de reporting pour les États membres dans toutes les sous-régions ; le renforcement des capacités en matière de mobilisation des recettes nationales au Soudan, grâce à l’apprentissage Sud-Sud de l’Égypte, l’application de la boîte à outils pour l’évaluation de l’économie bleue en Tanzanie, les comptes satellites du tourisme à Zanzibar, en Ouganda et en Namibie, sans pour autant omettre le soutien à l’élaboration de cadres budgétaires tenant compte du dividende démographique : Togo, Bénin, Burkina Faso, Sénégal et Niger.
Pour rappel, les Comités intergouvernementaux de hauts fonctionnaires et d’experts sont des réunions annuelles statutaires de la CEA qui rassemblent des experts d’Afrique australe, Afrique centrale, Afrique du Nord, Afrique de l’Est et Afrique de l’Ouest pour discuter des questions actuelles et urgentes qui affectent le développement socio-économique du continent.



















