Le Fonds monétaire international (FMI) vient de publier ses ‘’ Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne’’. De ce rapport, il ressort globalement que l’Afrique subsaharienne devra faire face à une longue pandémie.
De manière globale, souligne le Fonds, « les projections du Fonds, la croissance en Afrique subsaharienne devrait atteindre 3,4 % cette année, après la contraction de 1,9 % observée en 2020 (le pire résultat jamais enregistré) qui a entraîné une forte hausse de la pauvreté. Dans de nombreux pays, le revenu par habitant ne retrouvera pas son niveau d’avant la crise avant 2025 ».
En outre, « Les perspectives à court terme sont sujettes à des incertitudes considérables, qui sont liées à l’évolution de la pandémie, à l’accès aux vaccins et à des conditions de financement extérieur moins favorables. Les bouleversements économiques et sociaux provoqués par la crise compliqueront davantage l’élaboration des politiques économiques ».
Dans ce contexte, le FMI indique, « qu’il est essentiel d’accélérer l’accès aux vaccins pour rehausser les perspectives de la région sur le plan de la santé et de la croissance. Il s’agit d’accroître les dépenses consacrées au déploiement des vaccins, de renforcer les systèmes de santé locaux et de rester vigilant sur le plan des mesures d’endiguement ».
Pour débloquer le potentiel immense de la région, l’institution de Brettons Wood préconise, « une stratégie à trois volets s’impose : des réformes audacieuses pour stimuler la croissance économique et la diversification ; des mesures budgétaires, en particulier pour accroître les recettes et limiter la vulnérabilité liée à la dette ainsi qu’une augmentation considérable des financements concessionnels extérieurs à l’appui de ce programme de réforme ».



















