Depuis le 15 mai 2022, le Gabon, dernier Etat de la zone CEMAC qui était encore en marge de la mouvance du passeport biométrique CEMAC, est intégré à la donne. L’homologation de ce document de voyage à Libreville par la Commission économique et monétaire de l’Afrique centrale, sous les auspices du président de la commission de la CEMAC Daniel Ona Ondo, conjointement avec les autorités gabonaises, peut être vue sous le prisme des grands acquis de son magistère.
Il faut dans un premier temps que le chantier n’a pas été une sinécure. Le processus d’homologation de ce document a mis plus de 10 ans, avant de connaitre son épilogue. Il matérialise ainsi la libre circulation des ressortissants dans les pays membres. Sa mise en conformité à laquelle les Etats de la sous-région de l’Afrique centrale ont souscrit, s’inscrit dans le cadre de la matérialisation du projet d’intégration.
A l’occasion de cette homologation, Daniel Ona Ondo avait tenu à féliciter cette démarche du Gabon tout estimant que ce processus est le fruit de la volonté exprimée par les chefs d’Etat des pays membres notamment le Congo, le Gabon, le Cameroun, la République Centrafricaine, la Guinée-Equatoriale, le Tchad.
Précisant son intérêt et son enjeu, Daniel Ona Ondo a indiqué que « Le but de cet instrument juridique est de lever les obstacles à la libre circulation afin de favoriser les échanges entre les Etats membres de la CEMAC. Sachant que les individus peuvent désormais se déplacer et séjourner sans visa dans tout autre Etat de la Communauté pour une durée de 90 jours au plus ».
Le nouveau passeport répond aux exigences CEMAC est conforme aux dernières spécifications techniques de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) sur les documents de voyage. Sa production et son homologation sont conforment aux dispositions pertinentes du règlement du 21 juillet 2000, portant institution et conditions de gestion et délivrance du passeport biométrique CEMAC.
Il convient de noter que la réforme de la liberté de circulation constitue dans le contexte actuel de globalisation, un instrument essentiel par lequel se matérialisent les politiques d’intégration régionale à travers le monde. Raison pour laquelle, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale a fait dudit principe de libre circulation des personnes, un objectif prioritaire pour la marche vers l’intégration économique des États qu’elles regroupent.



















