Dans le cadre de ces prochaines joutes électorales, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres vient de s’adresser à la classe politique gabonaise ainsi qu’aux différents acteurs impliqués dans ce processus.
Rendue publique par Stéphane Dujarric, porte-parole, la déclaration appelle à un processus apaisé. « Au début de la campagne électorale pour les élections présidentielles, législatives et municipales au Gabon prévues le 26 août 2023, les Nations Unies appellent toutes les parties prenantes à assurer un processus électoral apaisé, inclusif et crédible, », peut-on lire sur le site de l’ONU.
Les Nations Unies exhortent en effet, toutes les parties prenantes politiques à s’abstenir de toute action ou discours incendiaire qui pourrait saper le processus électoral. Elles « appellent tous les candidats à contribuer à l’intégrité du processus électoral en surmontant tout désaccord par le dialogue et en traitant toute plainte qui pourrait survenir par les voies légales établies ».
Forte implication des Nations Unies
Il convient de noter que cette nouvelle sortie fait suite d’autres initiatives pilotées et encadrées par les Nations Unie. On cite notamment, le renforcement capacités des journalistes surs « les fondamentaux d’un écosystème médiatique libre et régulé en période électorale »., le 3 août 2023, à Lambaréné en vue de contribuer à un processus électoral apaisé.
A cette occasion, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et chef de l’UNOCA, Abdou Abarry, avait appelé les hommes de médias à « contribuer à la prévention et à la lutte contre la possible montée des discours de haine et la stigmatisation de certains candidats, mais aussi, la forte exposition du public à la mésinformation, à la désinformation et à la mal information ».
Par la suite, le 08 août 2023, il a reçu à leur demande, les membres de l’opposition gabonaise réunis au sein de la coalition « Alternance 2023 ». La réunion avait pour objet d’évoquer la situation générale du Gabon, à quelques jours de la présidentielle, des législatives et des locales du 26 août 2023. Les leaders de cette plateforme lui avaient alors exprimé leurs préoccupations ainsi que des démarches engagées auprès des institutions compétentes pour plaider en faveur d’un processus tenant compte de leurs doléances sur la gouvernance politique et électorale. Ces doléances ont été résumées dans un mémorandum remis au chef de l’UNOCA.
« courroie de transmission »
En réponse, Abdou Abarry avait indiqué à ses hôtes qu’il jouera son rôle de « courroie de transmission », en portant leurs récriminations à la connaissance des autorités. Avant de saluer la volonté de ces derniers à œuvrer pour des élections pacifiques. De même, il avait encouragé ses interlocuteurs, parmi lesquels cinq candidats à la présidentielle, à continuer à privilégier le dialogue et les voies légales pour exprimer leurs revendications.
M. Abarry avait aussi saisi cette occasion pour réitérer sa disponibilité à offrir les bons offices du Secrétaire général des Nations Unies. Cela, afin de favoriser un climat de paix et de sécurité avant, pendant et après le scrutin du 26 août, conformément à son mandat. « Celui-ci n’intègre pas un soutien quelconque au processus électoral mais est essentiellement orienté vers la prise des mesures préventives pour garantir son caractère pacifique », avait-il précisé.


















