Le gouvernement va auditer les marchés passés dans le cadre du Programme de développement du secteur de l’eau et de l’assainissement au Gabon, notamment son premier sous-programme intégré pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement de Libreville « PIAEPAL ».
Pour ce faire, il lance le recrutement d’une firme qui sera chargée de l’audit des comptes et des processus de passation des marches du projet au titre des exercices 2023 et 2024, ainsi que l’audit de clôture du projet. Les services attendus comprennent l’audit des comptes du projet et des processus de passation des marchés utilisant le système national qui permettront à l’auditeur d’exprimer une opinion professionnelle et indépendante sur la situation financière et le processus de passation des marchés du Projet au 31 décembre de chaque année auditée et de s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles sont été octroyées.
Pour rappel, le Programme intégré pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement de Libreville est le premier sous-programme intégré pour l’alimentation en eau potable et assainissement de Libreville. Il découle du programme de développement du secteur de l’eau potable et de l’assainissement (AEPA) élaboré par le gouvernement.
Les réalisations envisagées dans le cadre de ce vaste programme émanent de l’ambition de garantir, à l’horizon 2025, un accès universel durable à l’eau potable et à l’assainissement dans un cadre de vie sain et amélioré, sur l’ensemble du territoire national. Autrement dit, le PIAEPAL vise à renforcer et à améliorer les services d’eau potable et d’assainissement du grand Libreville.
Son coût total est de 200 millions d’UC environ 159 milliards de FCFA. Pour sa réalisation, le gouvernement a sollicité de la Banque africaine de développement (BAD), le financement du volet eau potable de ce sous-programme. A savoir : le renforcement des capacités institutionnelles du secteur de l’AEPA, le renforcement et l’extension de 280 kilomètres du réseau d’eau potable du ‘’Grand’’ Libreville comprenant les communes de Libreville, d’Akanda, d’Owendo et de Ntoum et la préparation de la phase suivante sous forme d’un projet. Le coût total du volet à financer par la Banque est de 96,95 millions d’UC (77 milliards de FCFA) et son exécution s’étalera sur une période de quatre ans.
Autrement dit, le projet devrait engendrer chez les 920.000 habitants du Grand Libreville et sur les milieux naturels des avantages socioéconomiques et environnementaux positifs considérables et tangibles. L’on évoque notamment : un approvisionnement régulier en eau potable et en quantité suffisante ; le gain de temps en particulier pour les femmes qui sont souvent obligées d’attendre des longues heures dans la nuit pour s’approvisionner et d’importantes économies sur le budget des ménages à la suite de la réduction des maladies d’origine hydrique, du paludisme et l’amélioration des conditions de vie d’une manière générale.
Par ailleurs, en termes de besoins, les capacités de production d’eau potable actuelle pour l’alimentation de la ville sont de 230 000 m3/j pour un besoin de production de 280 000 m3/j, soit un déficit de 50 000 m3/j.
Dans la perspective de la satisfaction des besoins en eau du Grand Libreville jusqu’à l’horizon 2035, le Schéma directeur eau potable réalisé en mars 2016 a recommandé la finalisation des travaux de la future usine de production d’eau potable de Ntoum 7.



















