Tout le monde le sait. La restauration de l’orthodoxie financière reste la réforme centrale des finances publiques gabonaises. C’est également l’un des principaux chevaux de bataille de la Direction générale du budget et des finances publiques (DGBFIP). Mais à côté de ce chantier, le Directeur général, Thècle Wilfried Nzamba Mangala annonce d’autres réformes toutes aussi importantes dans le court terme. C’est ce qui ressort de son entretien accordé au Magazine Economies Africaines, axé sur les priorités de son administration pour l’exercice 2025.
En effet, précise-t-il, toutes ces priorités varient en fonction du contexte économique, des axes stratégiques du gouvernement et des politiques publiques en cours. Parmi celles-ci, il cite entre autres, le suivi des investissements publics pour s’assurer de la cohérence des projets et du respect des capacités budgétaires, la mise en place, dès le mois de janvier 2025, du budget de l’État. Sur ce segment, il rappelle que depuis l’exercice 2024, sous l’impulsion des plus Hautes Autorités, le budget de l’année est mis en place en janvier. « Ce qui est assez remarquable au regard de ce qui se faisait avant. Pour assurer la continuité, l’objectif principal étant d’ouvrir les crédits budgétaires à la consommation courant janvier 2025 », souligne-t-il.
Le renforcement du suivi et du contrôle de la dépense publique est une autre réforme majeure de la DGBFIP. Elle vise à rendre effectif le plan d’engagement 2025, en tenant compte des priorités nationales dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la sécurité, etc. tout comme la restauration de l’orthodoxie financière pour limiter les déficits et travailler à respecter les engagements budgétaires, notamment vis-à-vis des institutions internationales : FMI, Banque mondiale, Banque africaine de développement, etc.
L’autre grande ambition de la DGBFIP sera d’améliorer le suivi des investissements publics. Cela, afin de s’assurer que les projets d’investissement à long terme sont cohérents avec les priorités économiques et respectent les capacités budgétaires, ainsi que de moderniser la gestion budgétaire et de digitaliser certaines procédures afin d’introduire des outils et processus modernes pour améliorer la transparence et la prévisibilité budgétaires tout en promouvant la digitalisation. M. Nzamba Mangala rappelle enfin que son administration va également œuvrer à l’amélioration du dialogue avec le Parlement en vue d’expliquer et de défendre les choix budgétaires devant les commissions parlementaires.


















