Le chantier de construction du barrage hydroélectrique Kinguele Aval est sur de bons rails. C’est le moins que l’on puisse dire, suite à la visite dudit chantier par la délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques, Oswald Séverin Mayounou, accompagné de son délégué, Sidonie Moussirou.
Autrement dit, au regard de l’évolution des travaux, le projet prend progressivement forme. Sur le terrain, l’excavation du barrage en terre, le déboisement ainsi que la première phase du batardeau, des étapes essentielles du chantier sont déjà réalisées à près de 80%, sous la supervision des équipes de Gabon Power Company (GPC) et de Meridian.
Occasion a ainsi été donnée à Oswald Séverin Mayounou d’inviter les entreprises exerçant sur le site à prendre en compte à travers leurs différents programmes RSE, les préoccupations des villages aux alentours; notamment l’alimentation en électricité.
Pour rappel, le barrage hydroélectrique de Kinguele Aval est situé à 100 km à l’est de Libreville sur la rivière Mbéi, en bordure du parc national des ‘’Monts de Cristal’’. Il disposera d’une capacité de 35 MW et permettra à terme, d’alimenter le réseau national à hauteur de 205 GWh par an.
La centrale hydroélectrique fournira environ 13% des besoins en électricité de Libreville, la capitale du Gabon. Elle contribuera au remplacement de capacités thermiques existantes et permettra d’économiser plus de 150 000 tonnes d’émissions de CO2 par an. Elle participera également à l’électrification des zones rurales telles qu’Andock Foula, contribuant à l’inclusion sociale au Gabon.
Le montant total de l’investissement nécessaire pour la construction du barrage s’élève à 179 millions d’euros dans le cadre d’une convention de concession conclue pour une durée de 30 ans. Kinguélé Aval est porté par Asonha Énergie, une société de projet détenue respectivement à 60% et 40% par Meridiam et GPC, et bénéficie de l’appui financier de plusieurs bailleurs de fonds de premier plan : IFC, filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, la Banque africaine de développement, la Development Bank of Southern Africa et Emerging Africa Infrastructure Fund.
Le projet de construction de ce barrage résulte d’un accord de développement signé en 2019, entre Meridiam et le gouvernement gabonais, qui contribuera à réduire la dépendance aux sources d’énergie thermique, favorisant ainsi la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique.
Démarré en 2021, le projet est prévu pour durer 40 mois. Selon le ministre Mayounou, il « traduit en actes la politique sociale du président de la République, Ali Bongo Ondimba contenue dans le Plan d’accélération de la transformation dans le domaine énergétique ».



















