C’est un véritable coup de pouce que la Compagnie industrielle et commerciale des mines de Hua Zhou (CICMHZ) vient de faire à l’endroit de l’Etat gabonais. En effet, la société vient d’annoncer la cession, à titre gratuit, de 10% de son capital, en faveur du pays.
Selon le ministre en charge des Mines, Vincent de Paul Massassa, de manière précise, en termes de gains, « le pays pourrait donc désormais siéger au conseil d’administration de la CICMHZ et toucher des dividendes comme tout actionnaire. Il faudra néanmoins attendre trois mois pour voir cet engagement se traduire en fait, à travers la signature d’un pacte d’actionnaires.», a-t-il précisé à la presse locale.
L’ère des partenariats en mode gagnant-gagnant
Selon le membre du gouvernement : « Avec la signature de cette convention révisée, approuvée des plus hautes autorités de l’Etat et par le Conseil d’Administration de la CICMHZ, nous ouvrons l’ère des partenariats en mode gagnant-gagnant ». Par ailleurs, « Conformément à la nouvelle convention, la CICMHZ accepte également le changement du mode de calcul de la redevance minière proportionnelle (RMP) qui permettra là aussi d’augmenter les revenus de l’État gabonais, tout comme elle s’engage à intégrer le partage de production dans son modèle d’exploitation, à 10% de sa production, consécutivement au retour sur investissement », a indiqué le ministre Vincent de Paul Massassa.
Pour Fan XIANG, le Directeur Général de la CICMHZ, aucun doute n’est permis concernant le respect des engagements pris. « Nous nous engageons à effectuer toutes les activités d’exploitation conformément aux dispositions de notre Convention Minière et du Code Minier. Nous assumerons nos responsabilités et les obligations prévues », a-t-il rassuré.
Toujours selon les termes de l’accord, « la CICMHZ devrait enfin affecter une partie de ses revenus dans les projets de développement des communautés locales au niveau social, vivement encouragée à promouvoir ses employés nationaux dans les postes de responsabilités ». Pour rappel, c’est le 5 décembre 2007 que l’État avait accordé à l’opérateur chinois le permis d’exploitation minière pour une durée de 10 ans avant de le renouveler en 2017.



















