Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de sécurité routière, le ministre d’État, en charge des Transports, de la Marine marchande, chargé de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a accordé une audience à Infragroup Holding, porteur d’un projet de modernisation et de digitalisation du transport routier en République gabonaise.
Les échanges ont porté sur une offre technique et financière relative à la mise en place d’un système de gestion Intégré du transport terrestre, visant à renforcer la sécurité routière, améliorer la gestion administrative du secteur et réduire durablement les accidents de la circulation.
Le projet proposé prévoit notamment la création d’une plateforme numérique interopérable, le contrôle en temps réel de la circulation, la constitution d’un registre national des véhicules, la verbalisation électronique des infractions routières, ainsi que la production de données fiables sur l’accidentalité.
Il intègre également un volet relatif au renforcement des capacités des forces de contrôle routier et à l’optimisation de la mobilisation des ressources non fiscales. Cette initiative s’inscrit en parfaite cohérence avec la vision du gouvernement visant à doter le pays d’un système de transport routier moderne, sécurisé et durable, au service de la protection des vies humaines et du développement socio-économique du pays.
L’initiative se veut à juste titre salutaire. En effet, Les accidents de la circulation au Gabon restent un problème majeur. D’après les statistiques de la Direction générale de la Sécurité routière, le Gabon a enregistré 928 accidents en 2024. Selon le ministère des Transports, chaque accident reste un accident de trop. Derrière les statistiques, il y a des vies brisées, des familles meurtries, des destins interrompus.
Les principales causes des accidents sont l’excès de vitesse, le non-respect du Code de la route, fatigue, l’alcool, le mauvais état des véhicules. A cela s’ajoutent : les facteurs infrastructurels avec la mauvais état des routes et le comportement irresponsables des conducteurs avec la course à la recette chez certains chauffeurs de transport collectif.
Pour lutter contre la calamité, le gouvernement a instauré, depuis mai 2025, une politique de tolérance zéro envers toute infraction grave au Code de la route. Cette orientation se traduit par un renforcement sans précédent de l’arsenal répressif : Le déploiement progressif de radars fixes et mobiles se poursuit sur les principaux axes accidentogènes du pays, avec notamment l’équipement effectif des postes avancés de contrôle ; la mise en place de patrouilles permanentes ; la verbalisation systématique et surtout, l’application stricte des peines prévues par la loi.



















