Le premier coup de semonce est porté sur les rendement des équipes commises pour conduire les chantiers du pays sur ces quatorze dernières années. Evidemment, Ali Bongo ne cache pas sa déception. « Je n’ai pas toujours été satisfait des personnes à qui j’ai confié des responsabilités », reconnait-il. Autrement dit, leur atonie, voire leur manque d’efficacité n’a pas permis d’atteindre un certain nombre d’objectifs fixés.
Un constat d’échec qui a amené à revoir les paradigmes afin de rectifier le tir. La stratégie, selon lui a fini par s’avérer payante. « Depuis 2019, nous avons mis en place une série de procédures de suivi et d’évaluation, ainsi que des dispositifs – comme les task forces – destinés à rendre l’action gouvernementale plus efficace. Force est de constater que cela fonctionne. Sur le plan économique, comme sur le plan budgétaire ou diplomatique, nous en percevons les fruits. Les classements internationaux le prouvent : tous, à peu de choses près, montrent que le Gabon progresse, souvent de manière spectaculaire », souligne-t-il.
Un Premier ministre qui augure une nouvelle dynamique
En termes d’acquis, il met en exergue, la dette publique qui s’élevait à près de 80 % du PIB il y a quelques années, et qui sera réduite en 2024 à 55 % du PIB. L’arrivée d’un nouveau Premier ministre semble également annonciatrice d’un nouveau deal reconnait le chef de l »Etat. « Ses premiers mois en fonction sont très satisfaisants. Il a toute ma confiance, comme du reste l’ensemble de l’équipe gouvernementale », fait(il savoir.
Des avancées notoires
La diversification de l’économie constitue également l’un de ses chevaux de bataille. La réforme impose à trouver d’autres voies économiques, sous peine de déclassement à plus ou moins courte échéance. « C’est le sens du Plan stratégique Gabon émergent [PSGE] que j’ai promu dès mon élection à la présidence : capter plus de valeur ajoutée sur les ressources naturelles que nous devons transformer localement et selon des processus durables, diversifier nos sources de revenus économiques, pour une prospérité partagée sur le long terme. L’exemple des évolutions de notre secteur du bois est de ce point de vue, exemplaire. », se réjouit-il.



















