C’est un résultat mi-figue mi-raisin que le FMI vient d’annoncer au terme d’une mission de ses équipes à Yaoundé au Cameroun. Elle s’inscrivait dans le cadre des discussions sur les progrès accomplis sur les réformes et les priorités politiques économiques, au titre de la troisième revue du programme, appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) et le Mécanisme élargi de crédit (MEDC).
Dans leur rapport, les missionnaires renseignent que perspectives économiques du Cameroun pour 2023 sont favorables, bien que soumises à des risques et vulnérabilités considérables, en particulier, du fait de l’environnement économique externe. Dans ce droit fil, la croissance économique devrait s’accélérer à 4,3 % en 2023, tandis que l’inflation devrait rester autour de à 6 % à fin 2023.
Pour l’équipe du Fonds, les perspectives à moyen terme restent positives à condition que les réformes se poursuivent. La stratégie des autorités reste axée sur la libération du potentiel de croissance du Cameroun en créant un espace budgétaire pour les dépenses prioritaires, en particulier pour les infrastructures qui soutiendraient la croissance nécessaire pour atteindre les objectifs de la SND30 tout en maitrisant la gestion de la dette.
À cet effet, le rythme des réformes structurelles doit être fortement accéléré, y compris avec des efforts concertés pour améliorer le climat des affaires et permettre ainsi au secteur privé de jouer pleinement son rôle de moteur d‘une croissance inclusive et résiliente. La réforme de la politique fiscale, visant à améliorer la mobilisation des recettes intérieures non pétrolières et à élargir l’assiette fiscale, demeure une priorité absolue.
La mission a noté les progrès, quoique lents, réalisés dans le renforcement de la gestion des finances publiques, et des efforts supplémentaires sont nécessaires pour assurer une exécution budgétaire disciplinée et achever les grands projets d’infrastructure, en particulier dans les secteurs des transports et de l’énergie.
Elle a également noté la nécessité de poursuivre les progrès réalisés dans la gestion financière des entreprises publiques et la réhabilitation de la SONARA. La mission s’est félicitée des mesures importantes prises par les autorités en faveur du renforcement de la transparence et de la gouvernance, en particulier avec la Chambre des Comptes de la Cour Suprême.
La mission a enfin pris note, de l’engagement des autorités à mettre en œuvre des politiques qui soient en ligne avec le cadre de stabilité monétaire de la région CEMAC, qui comprend la reconstitution des réserves de change à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Pour ce faire, les autorités s’efforcent de renforcer le respect de la réglementation des changes, notamment en ce qui concerne le rapatriement des recettes d’exportation, sans toutefois entraver les paiements légitimes à l’étranger.



















