En prélude à la 44ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC), le Comité Inter-États (CIE) s’est tenu à Brazzaville au Congo), les 27 et 28 octobre 2025. Ces travaux étaient présidés par Eric Mbende, Directeur général de l’intégration de la République du Congo, en présence de Charles Assamba Ongodo, Vice-président de la Commission de la CEMAC.
Dans son discours d’ouverture des travaux, Eric Mbende a honoré le chef de l’Etat congolais tout en soulignant les enjeux majeurs de ces assises. Lesquels portaient entre autre sur : la prise de mesures « vigoureuses et urgentes » pour l’implémentation du mécanisme de collecte automatique de la TCI et l’apurement des arriérés dus par les États membres. « Ces actions sont jugées essentielles pour permettre la poursuite du Plan de transformation de la Commission et le renforcement du processus de rationalisation des Communautés économiques régionales (CER) en Afrique centrale », a-t-il souligné.
Prenant la parole à son tour, Charles Assamba Ongodo a quant à lui édifié l’assistance sur l’élaboration du projet de budget 2026. Notamment, dans un contexte international tendu (guerre Russie-Ukraine, guerre au Moyen-Orient), tout en mettant en exergue « les meilleures perspectives économiques observées en zone CEMAC, bien que restant dépendantes des cours des matières premières. Compte tenu de tous ces enjeux, il a insisté sur la nécessité de rationaliser les dépenses de la Communauté, en rapport avec le faible niveau de recouvrement de la Taxe communautaire d’intégration (TCI) ».
Au terme des débats fructueux, ces assises ont abouti à des conclusions essentielles pour la poursuite de l’intégration régionale. Sur les 13 points inscrits à l’ordre du jour, le Comité Inter-Etats a approuvé et transmis un ensemble cohérent de documents stratégiques et financiers avec avis favorable au Conseil des ministres.
Par ailleurs, le Comité a notamment adopté le projet de budget 2026 de la Communauté, qui s’équilibre en ressources et en emplois à la somme de 85,92 milliards de FCFA. Cette légère hausse de 2,42% par rapport à l’exercice 2025, est principalement attribuée à une meilleure mobilisation des ressources propres et des financements extérieurs.
Dans la même lancée, les allocations du Fonds de développement de la communauté (FODEC), s’élevant à 18,45 milliards de FCFA pour 2026, ont été validées, malgré la prise d’acte du faible taux de l’exécution des projets intégrateurs en 2025.
Sur le plan économique, le Comité a adopté le Rapport de surveillance multilatérale 2024, qui confirme une croissance économique de 2,7% pour la zone en 2024, portée par le secteur non pétrolier. Il a également adopté les Grandes orientations des politiques économiques (GOPE) 2026, insistant sur la consolidation des finances publiques, la stabilité du secteur financier, et l’accélération de la transformation structurelle de la zone.
Une décision majeure a été l’adoption, avec avis favorable, du projet Central African Pipeline System (CAPS), comme projet intégrateur prioritaire de la Communauté, reconnaissant son importance pour transformer le paysage énergétique sous-régional.
Concernant la gouvernance et les finances, le Comité a noté avec préoccupation le faible recouvrement de la TCI (50,67%) à fin octobre 2025. En réponse, il a fermement recommandé à la Commission de la CEMAC de mener une mission pour recouvrer les arriérés et appliquer intégralement le mécanisme de la TCI.
Le Comité a également pris acte des conclusions du Rapport de l’Auditeur Interne et des comptes rendus de gestion des Organes spécialisés, tout en transmettant au Conseil des ministres pour compétence, la proposition de modification du statut de l’ISSEA en établissement sous-régional d’enseignement supérieur.
Enfin, le Comité a examiné et adopté le projet d’ordre du jour de la 44ème session du Conseil des ministres, prévue le 31 octobre 2025. A l’issue des travaux, le Président du Comité Inter-Etats a salué le bon déroulement des travaux et a exhorté les membres du Comité à jouer pleinement leur rôle auprès de leurs ministres pour garantir l’exécution et la réussite du plan d’actions de la Communauté pour l’exercice 2026.




















