Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Édouard Martin s’est rendue à N’Djamena, du 27 avril au 10 mai 2023 pour mener des discussions pour la troisième revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 10 décembre 2021 (voir Communiqué de Presse No 21/375) et pour la consultation au titre de l’Article IV pour 2023.
Au cours de cette mission, les autorités tchadiennes et les services du FMI ont entamé les discussions pour la troisième revue du programme appuyé par la FEC approuvée le 10 décembre 2021 et pour la consultation au titre de l’Article IV pour 2023. Ces discussions se poursuivront dans les prochaines semaines afin de parvenir à un accord ad referendumqui pourrait être soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI.
Croissance élevée que prévu en 2022
Selon le fonds, « La croissance a été plus élevée que prévu en 2022 en raison principalement de la hausse de la production pétrolière. Cette hausse reflète : une reprise de la production des puits anciennement détenus par ESSO à la suite des perturbations de 2021 ; le redémarrage de la production des anciens champs de Glencore à la suite de leur acquisition par Perenco ; et une production plus élevée que prévu par China National Petroleum Corporation. La croissance non pétrolière a été touchée par les inondations, qui ont eu des effets négatifs sur la production agricole. Les inondations ont également exacerbé la pression sur les prix alimentaires, qui ont augmenté de 16 % en glissement annuel, portant l’inflation totale à 8,3 % en glissement annuel en décembre 2022. Le solde du compte courant s’est amélioré plus que prévu reflétant essentiellement la hausse des exportations pétrolières ».
En outre, « La performance dans le cadre du programme a été mitigée. Seuls deux des cinq critères de réalisation quantitatifs à fin décembre 2022 ont été remplis. Malgré de meilleures recettes que prévu, les critères de réalisation relatifs au déficit budgétaire hors pétrole et au financement intérieur net n’ont notamment pas été remplis en raison de dépassements importants des dépenses civiles et militaires, reflétant en partie les tensions sécuritaires et les inondations. Des progrès ont été enregistrés dans la mise en œuvre des réformes structurelles, quatre repères structurels ayant été atteints, tandis que les autorités travaillent à la mise en œuvre des réformes couvertes par les deux autres repères ».
Seulement « Les perspectives pour 2023 sont favorables mais soumises à des risques importants. La croissance devrait encore augmenter pour atteindre 4 % en 2023, tandis que l’inflation resterait élevée. Après le rebond de 2022, la production de pétrole devrait augmenter de manière significative (jusqu’à 6,3 %). La croissance du secteur non pétrolier augmenterait également, à 3,5 % en 2023, principalement en raison de la reprise de la production agricole après les inondations de 2022. Les risques pesant sur les perspectives comprennent notamment : les problèmes de sécurité, liés notamment au conflit au Soudan ; les risques climatiques ; et le risque d’une baisse plus forte que prévu du cours du pétrole », mentionne le FMI































