La mise en œuvre du Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE), depuis 2012 n’a pas véritablement joué son rôle de catalyseur en matière de développement des infrastructures, pourtant l’un de ses piliers. L’analyse est du FMI dans son dernier rapport d’assistance technique, portant sur l’évaluation de la gestion des investissements publics.
Avec des orientations stratégiques prioritaires et bien précises, souligne le fonds, cet instrument avait pour but de transformer le Gabon en une économie émergente d’ici 2025. Ses principaux objectifs qui sont d’assurer et d’accélérer le développement et la croissance durables du pays en se concentrant sur les secteurs de croissance potentiels font face à plusieurs écueils d’ordre structurel et conjoncturel.
Dans l’ensemble, l’investissement public a pourtant augmenté de façon continue de 2009 à 2013, culminant à 15,2% du PIB. Il a même enregistré une croissance moyenne de 5,7% de 1990 à 2018. Parallèlement, l’investissement privé a diminué, tout comme la croissance et le stock de capital public.
Ces résultats indiquent que l’investissement public au Gabon ne stimule pas la croissance. Et qu’en outre, les dépenses d’investissement ne se traduisent pas automatiquement par une accumulation réelle d’actifs. Ce qui ne va pas sans soulever des questions sur l’efficacité de ces dépenses.



















