Au Gabon, comme d’ailleurs dans la plupart des pays en développement, le secteur privé reste le parent pauvre des capitaux publics et privés. Une tendance que le gouvernement gabonais a décidé d’inverser, compte tenu de sa posture qui est celle de créer des richesses.
En effet, la problématique d’accès au financement pour les PME et les TPM ainsi que pour le démarrage de certains projets portés par le secteur privé est passé au statut d’urgence nationale. Ce qui confirme toute l’importance que la Banque mondiale, via la Société financière internationale accorde à a promotion, dans son nouveau cadre de partenariat avec le pays pour la période 2023-2027.
Autrement dit, « Le secteur privé à un rôle clé à jouer pour aider à diversifier l’économie gabonaise en créant plus d’emplois et d’opportunités pour sa population » soutient Sylain Kakou, responsable des opérations de la Société financière internationale pour le Gabon, le Cameroun, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, Sao Tomé-et-Principe et le Tchad.
Le secteur privé occupe donc une place de choix dans le processus de relance économique du pays via, le Plan d’accélération de la transformation (PAT 2021 -2023). Ce programme évalué à 3 000 milliards de FCFA est financé partiellement par l’Etat gabonais sur la base de ses ressources propres, à hauteur 33% (990 milliards de FCFA) de cette enveloppe. Il intègre le secteur privé qui doit également accompagner sa mise en œuvre.
Pour ce faire, le gouvernement a mis en place plusieurs instruments financiers et de garantie développés par le Fonds Gabonais d’investissements stratégiques (FGIS). Il s’agit du Fonds Okoumé et de la Société de garantie du Gabon (SGG), actuellement en cours d’opérationnalisation. Dans cet attelage, il convient également de mentionner le rôle décisif de l’Agence nationale de promotion et des investissements (ANPI-Gabon), qui accompagne des PME pour permettre leur accès au financement.
A preuve, l’ANPI a noué des partenariats avec des banques locales et des sociétés de microfinance telles que la COFINA, qui a mis à la disposition de ces promoteurs une ligne de financement direct conséquente de 500 millions de FCFA. Cette expérience est en cours de duplication avec d’autres établissements de crédit, renseigne-t-on au ministère de la Promotion des investissements. Où l’on rappelle « également que des études sont également faites avec les partenaires financiers régionaux et locaux « pour les encourager à diversifier leurs portefeuilles ».
Ainsi, l’ANPI-Gabon, le FGIS et la Caisse de Dépôts et de Consignations (CDC) sont des bras armés de l’État pour accompagner les projets portés par le secteur privé pour qu’ils soient éligibles auprès des guichets spécialisés de la Banque africaine de développement, la Banque de développement des États de l’Afrique centrale, avec, bien entendu, l’appui des banques locales. Des fonds de garantie tels que le Fonds de solidarité africain, qui est un fonds multilatéral constitué par les pays africains basé à Niamey au Niger sont également dans le pipe.


















