C’est ce que révèle le Bulletin des statistiques sur les coûts et conditions du crédit pour le second semestre 2020 de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC)
Au cours de la période sous-revue, le montant des nouveaux crédits mis en place est ainsi passé de 3 066,3 à 3 820,7 milliards de FCFA entre les premier et deuxième semestre 2020. Soit, une hausse de 24,61% (contre 3 256,6 milliards au deuxième semestre 2019).
En effet, le recul des activités causé au premier semestre par la crise sanitaire s’est légèrement atténué, et les agents économiques ont retrouvé une lueur d’espoir suite aux mesures prises par les Etats, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) et la Commission bancaire de l’Afrique centrale(COBAC).
S’agissant particulièrement de la BEAC, elle a continué de mener une politique monétaire accommodante en vue d’amortir les effets néfastes de cette crise sur la liquidité bancaire et sur l’économie, à travers notamment :
– la baisse de son taux d’intérêt directeur ;
– le relèvement du montant de liquidités à injecter sur le marché monétaire ;
– l’élargissement de la gamme des effets privés admis comme collatéral des opérations de politique monétaire,
– la révision à la baisse des décotes applicables aux effets publics et privés admis comme collatéral pour les opérations de refinancement à la BEAC ;
– l’assouplissement des conditions d’émission des valeurs du Trésor (délais et calendriers d’émission) ;
– la mise à la disposition de la BDEAC d’une ligne de crédit pour financer les projets d’investissements publics initiés par les Etats de la CEMAC, notamment dans le cadre de la riposte face à la Covid-19 ;
– la réactivation des injections de liquidités à plus longue échéance sur le marché monétaire, et
– la mise en place de mesures d’intervention exceptionnelle sur le marché des titres publics avec un programme de rachat desdits titres sur le marché secondaire.
Tous ces indicateurs présentés dans ce bulletin, permettent ainsi d’apprécier l’impact des mesures de politique monétaire sur les sphères financière et réelle de l’économie.



















