L’euphorie manifestée au terme de la réalisation de la première phase du corridor Libreville-Brazzaville est en train de prendre un coup. Car, contrarieraient à la première phase, la seconde phase des travaux fait face à d’énormes soucis financiers.
Malgré la finalisation des accords de prêts pour son financement, la construction des tronçons manquants de la route Ndéndé-Dolisie, du corridor Libreville-Brazzaville accuse du retard. Le Congo et le Gabon, les deux principaux pays concernés directement par ledit projet portent, chacun en ce qui le concerne, une part de responsabilité.
A preuve, le Gabon a modifié l’état de priorité de ses projets, la question des postes frontières conjoints ou séparés demeure également pendante. De son côté, le gouvernement congolais n’a pas encore soumis la requête de financement à la Banque de développement des états de l’Afrique centrale (BDEAC). Alors que l’institution financière reste par ailleurs, dans l’attente de la documentation technique en rapport avec le projet.
Ces détails sont fournis par le rapport 2020 du Programme des réformes économiques et financières de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique (PREF-CEMAC).
Compte tenu de l’importance du projet pour l’intégration régionale, quelques recommandations ont été formulées à l’endroit des deux pays concernés. Il s’agit pour le Gabon, de reconsidérer la priorisation des projets nationaux.
Pour sa part, la République du Congo devra mettre tout en œuvre pour faire aboutir les discussions avec le Fonds monétaire international sur le programme en cours, afin de disposer de la marge nécessaire pour obtenir des prêts pour la phase II du projet. Par ailleurs, le pays devra également envisager l’envoi d’une requête de financement du projet à la BDEAC.
De son côté, le PREF-CEMAC devra reprendre le dialogue avec les autorités gabonaises, en vue de les encourager à saisir l’opportunité de la relance de l’exécution de ce projet. Cela, conformément à leur engagement au profit de la construction de l’intégration sous régionale.
Pour la bonne gouverne, le premier tronçon de la route Ndendé (Gabon)-Dolisie (Congo) d’une longueur de 285 km, a été réalisé grâce à un prêt de la Banque africaine de développement (BAD) évalué à plus de 163 milliards FCFA.



















