Pour de nombreux observateurs, les avancées enregistrées sur les projets intégrateurs constituent un des points forts de l’actuel gouvernement de la CEMAC, dirigé par le Pr. Daniel Ona Ondo depuis 2017.
En effet, après le rendez-vous « historique » de novembre 2020 à Paris, sous sa houlette, suivie de nombreuses promesses de financement faites par les partenaires internationaux, l’évolution de la mise en œuvre desdits projets est jugée globalement « satisfaisante ». Autrement dit, grâce à cette rencontre qui a permis de récolter près de 3,8 milliards d’euros, les lignes de l’intégration ont considérablement bougé dans le bon sens.
Une position que conforte le comité de pilotage du Programme des réformes économiques et financières de la Cemac (PREF-Cemac). « Le processus de mise en œuvre des projets intégrateurs de la Cemac connaît une évolution satisfaisante », note la plateforme dirigée par le Pr Michel-Cyr Djiena Wembou dans un récent rapport. Le Copil PREF-Cemac reconnaît en effet que c’est «la première fois dans la sous-région ». Un exploit réalisé, dit-on, « grâce au suivi constant mené avec l’appui déterminant de la Commission de la Cemac, de la BEAC, de la Banque mondiale, de la BAD, et de la BDEAC ».
Pour rappel, c’est au cours du sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’État de la Cemac du 22 novembre 2019, à Yaoundé (Cameroun) qu’il avait été décidé de l’adoption de 12 projets intégrateurs sélectionnés par le Copil PREF-Cemac. Il s’agit entre autres de : l’interconnexion des réseaux électriques entre le Cameroun et le Tchad, la construction de l’Université inter-États Congo-Cameroun, l’aménagement de la route reliant Ndendé (Gabon) à Dolisie (Congo), l’aménagement de la route reliant Kogo et Akurnam (Guinée équatoriale) et l’aménagement du corridor Brazzaville-Ouesso-Bangui-N’Djamena.
Le Copil PREF-Cemac explique également leur mise en œuvre. «Dans la pratique des projets internationaux, un projet passe de la phase de démarrage à celle de lancement effectif sur le terrain dès lors que les trois conditions suivantes sont remplies : les décaissements sont approuvés et disponibles ; l’équipe du projet est désignée et installée par les Autorités nationales compétentes conjointement avec les bailleurs impliqués dans l’exécution du projet ; les avis d’appel d’offres sont lancés par l’équipe du projet en vue de la sélection du prestataire et du démarrage du projet», indique-t-il.
Il encourage d’ailleurs les États membres et les partenaires techniques et financiers à poursuivre les diligences nécessaires pour le démarrage effectif des projets restants. Notamment, le projet de construction d’un pont sur le fleuve Ntem et le projet de construction de la voie express Lolabé-Campo dans le corridor Kribi-Bata (Cameroun-Guinée-Equatoriale). Tout comme, il remercie tous ceux qui accompagnent la Communauté depuis le processus d’identification et de mise en œuvre de ces projets intégrateurs prioritaires. Avant de les exhorter à maintenir leur appui et leur assistance technique et financière.
Le Copil PREF-Cemac demande enfin aux États de libérer leur part au capital augmenté de la BDEAC afin de permettre à cette Institution de jouer pleinement son rôle dans le financement des projets communautaires. Dans cette dynamique, Brazzaville, la capitale congolaise abrite la sixième réunion du Comité de suivi des conclusions de la Table Ronde de Paris sur le financement des projets intégrateurs du 25 au 28 octobre 2022.


















