Le Gabon a vu une nette augmentation de sa production pétrolière entre janvier et décembre 2024. Au cours de cette période sous-revue, sa production pétrolière s’est établie à 84 millions de barils, soit 11,508 millions de tonnes métriques, selon les données actualisées de la Direction générale des Hydrocarbures (DGH).
Ce volume représente une hausse de 3,1 % par rapport à 2023, où la production avait atteint 81,4 millions de barils (11,160 millions de tonnes métriques). Toutefois, cette performance reste en deçà des prévisions inscrites dans la loi de Finances 2024, qui tablait sur une production de 85,3 millions de barils (11,678 millions de tonnes).
Selon la DGH, ce léger écart s’explique par des incidents opérationnels survenus au deuxième trimestre 2024, qui ont freiné la dynamique enclenchée depuis cinq trimestres consécutifs. Parmi les facteurs évoqués, figurent l’incendie de la plateforme Becuna, exploitée par le groupe franco-britannique Perenco, ainsi que des défaillances de pompes électriques submersibles sur les puits DHIBM-3H et DHIBM-4H du champ offshore Hibiscus, opéré par le britannique BW Energy sous la licence Dussafu.
Malgré ce léger contretemps, la production de 2024 constitue le niveau le plus élevé enregistré depuis neuf ans. À titre de comparaison, le Gabon avait produit 83,8 millions de barils en 2016, en recul de 4 % par rapport aux 87 millions de barils de 2015. Entre 2017 et 2023, la production était restée inférieure à la barre des 80 millions de barils. Portée par le pétrole, qui représentait 53 % du PIB en 2022, l’économie gabonaise ambitionne de retrouver ses niveaux historiques d’ici 2030, avec un objectif de plus de 90 millions de barils par an — un seuil franchi pour la dernière fois en 2010, avec 90,8 millions de barils. Pourtant, les projections pour l’année 2025 restent prudentes. La DGH prévoit une baisse de 2,1 % de la production, en lien avec un ralentissement général attendu au niveau mondial.
Par ailleurs, les volumes exportés se sont maintenus à un niveau stable, avec 10,58 millions de tonnes expédiées à fin décembre 2024, contre 10,59 millions de tonnes en 2023. La valeur des exportations, en revanche, devrait enregistrer un baisse notable, adossée au recul de 2,2% des prix du brut gabonais, passés de 82,6 à 80,7 dollars le baril sur un an.



















