Le train de la redynamisation du secteur pétrolier gabonais est résolument en marche. C’est le moins que l’on puisse dire avec les nombreuses sollicitations dont il enregistre ces derniers temps, notamment dans son offshore profond et même très profond. C’est dans cette mouvance que la britannique Pelgrim Exploration vient de parapher deux deux Contrats d’exploration et de partage de production (CEPP) avec l’État gabonais.
Le processus piloté par le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema s’inscrit dans le cadre d’un partenariat stratégique pour l’exploitation du bassin sédimentaire, aux fins de redynamiser l’économie nationale, à travers le secteur des hydrocarbures, sous l’impulsion du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Occasion pour le ministre Sosthène Nguema Nguema de souligner que « Ces signatures s’inscrivent dans la vision du président de la République, de faire de la relance du secteur pétrolier et gazier, un levier stratégique pour la souveraineté économique et la transformation du Gabon. ». D’où son soutien ferme au rayonnement du secteur pétrolier du pays.
De manière spécifique, cette double signature concerne les blocs Ndjila (CD2) et Mpari (CD3), situés dans le bassin sédimentaire gabonais, une zone à fort potentiel encore partiellement explorée, notamment dans ses réserves en pré-sel. Il convient également de noter que regain d’intérêt pour cette zone traduit l’attractivité croissante du Gabon dans le domaine des hydrocarbures et confirme sa volonté d’attirer de nouveaux investissements.
Dans son propos, M. Nguema Nguema est également revenu sur les enjeux ainsi que la portée de ces contrats. « Nous avons une situation de déclin de notre production, et aujourd’hui nous osons croire que la signature de ces deux CEPP vont contribuer à relancer, sinon stabiliser la situation dramatique de notre production », a -t-il indiqué. Avant d’exporter le pétrolier « à ne pas rentrer dans les travers de certaines sociétés » qui violent délibérément la loi gabonaise, en foulant au pied les exigences du contenu local.
De manière spécifique, « Pelgrim Exploration devra investir plus de 61 milliards FCFA pour développer ces deux blocs durant huitans. Chaque bloc renferme un potentiel, respectivement de 445 MMBBLS de ressources d’huile et 351 MMBBLS. Des estimations pertinentes qui pourraient conduire à une production plus rapide des hydrocarbures », renseigne-t-on.
Pour sa part, le Directeur général adjoint de la société Pelgrim Exploration, Simon Jonh Bary a dit toute l’urgence à poursuivre les travaux. « Notre priorité immédiate est l’accélération des travaux techniques pour aller vers le forage avec rapidité, rigueur et transparence », a -t-il indiqué.
Il convient également de retentir qu’au-delà des enjeux économiques, « ce partenariat ouvre la voie à de nouvelles opportunités pour les jeunes gabonais à travers la création d’emplois, le transfert de compétences, le développement d’un tissu industriel local et le renforcement du contenu national dans les activités pétrolières ».
Pour les observateurs avertis du secteur, « Ce partenariat stratégique avec Pelgrim Exploration marque donc une avancée significative pour l’exploitation durable et maîtrisée des ressources naturelles du pays, tout en soutenant les efforts du gouvernement pour une économie plus diversifiée et inclusive ».




















