Ce jeudi 4 mars 2021, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a tenu une réunion dans un contexte de forte hausse des cours du brut.
A la faveur de cette réunion, l’OPEP a décidé de ne pas changer les quantités d’extractions pétrolières et le niveau des exportations. L’objectif est de faire grimper les prix et ça fonctionne. « Avec le départ de Donald Trump, qui avait pris l’habitude de menacer le cartel du pétrole dès que les prix montaient, la voie est libre. Les prix du baril grimpent en direction des 70$. Il y a une année, le baril flirtait avec les 30$ alors que la Russie et l’Arabie Saoudite avaient coordonné leurs efforts pour faire couler le pétrole de schiste américain « .
Le ministre russe, Alexander Novak, a commenté : “Nous ne voulons pas un baril à 70$, mais des prix stables. La situation actuelle et bien meilleure qu’à l’automne dernier ” alors que le ministre du pétrole d’Arabie Saoudite, Abdulaziz bin Salman, pense quant à lui que «l‘incertitude qui entoure le rythme de la reprise n’a pas diminué» et on ne peut pas lui donner tort. Il a ajouté, “la grande incertitude est la demande pétrolière.”
L’OPEP pense que la demande de pétrole va augmenter de 2,7 millions b/j au prochain trimestre pour arriver à 97 millions b/j. Pour mémoire, avant le covid, nous en étions à 101 millions b/j. Pour confirmer la tendance, l’Agence Internationale Energie a souligné que les émissions de CO2 grimpent à grande vitesse. La Chine prévoit une croissance de +6% cette année. Si l’on pouvait se demander si le monde allait retourner dans sa surconsommation d’avant le Covid, la réponse est en train de s’écrire.
Cette rencontre s’est déroulée par visioconférence. Elle a vu la participation du ministre gabonais du Pétrole, Vincent de Paul Massassa. Elle a globalement permis aux États de s’accorder sur la décision de procéder uniquement à l’augmentation à la marge de la production d’or noir le mois prochain.
Avec Laurent Horvath































