Le 25 juin dernier, le gouvernement a procédé à la signature d’un 2e avenant au contrat liant, l’Etat gabonais au concessionnaire du chemin de fer gabonais, la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag), en vue de l’aménagement, du financement, l’exploitation et la maintenance du Transgabonais, long de 648 km.
Cet avenant concerne le doublement des investissements publics et privés prévus pour la remise en état de la voie ferrée. Pour ce chantier, l’Etat devrait débourser 42 milliards de FCFA, en plus des 61 milliards F CFA prévus initialement.
Il convient de noter que le premier avenant de ce contrat de partenariat relatif à l’aménagement, au financement, à l’exploitation et à la maintenance du Transgabonais, avait été signé à Libreville, en aout 2020.
A en croire le ministère de l’Economie et de la Relance, Nicole Jeanine Lydie Roboty épse. Mbou, cet avenant concerne « le doublement des investissements publics et privés prévus pour la remise en état du chemin de fer existant. Ainsi, l’Etat gabonais devrait débourser un montant de 42 milliards de FCFA en investissement dans ce projet stratégique, en plus des 61 de FCFA prévus initialement ».
Selon le ministre des Transports, Brice Paillat, « Cet avenant induira des apports financiers supplémentaires, dans le cadre de la matérialisation du programme de remise à niveau de la voie ferrée ». En outre, « la réhabilitation de la voie ferrée permettra d’accompagner le processus de transformation de l’économie gabonaise », explique-t-il.
Occasion pour Christian Magni, Directeur général de la Setrag d’indiquer que : « Les sept premiers kilomètres des zones instables de ce chantier ont déjà été réceptionné. Avant d’ajouter, «Ce second financement va permettre d’accélérer ses travaux pour le renouvellement de la voie d’ici à fin 2024 ».
Dans cette même logique, la Banque mondiale souligne l’importance que revêtent l’amélioration et la réhabilitation du Transgabonais soutenues par la Société financière international (SFI). Selon elle, ce chantier aura de nombreuses retombées. Non seulement, il facilitera l’accès des entreprises aux marchés, il participera également à la promotion de la diversification économique.
Une fois la réhabilitation de l’infrastructure ferroviaire et la refonte des procédures d’exploitation achevées, la capacité de transport journalière de la ligne ferroviaire doublera pour atteindre 16 allers-retours ferroviaires. Cela ajoutera effectivement l’équivalent de jusqu’à 20 millions de tonnes par an, de capacité de transport minier long-courrier, soutient la Banque mondiale.
Pour rappel, selon un diagnostic posé par l’Autorité de régulation des transports ferroviaires (ARTF) en 2020, le chemin de fer gabonais vieux de plus de 40 ans, compte une trentaine d’anomalies détectées. Une situation qui présente des risques permanents d’accident.



















