L’on ne le dira jamais assez. Les mesures prises par les Etats, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid – 19 ont enregistré des fortunes diverses tant au plan économique que social.
La crise sanitaire de la Covid-19, conjuguée avec son impact économique, marqué par le recul des cours des principaux produits exportés par les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) ont conduit l’économie de la sous-région, dans la récession au deuxième trimestre 2020.
Cette situation est consécutive aux mesures barrières instituées par les Etats membres et leurs partenaires, ainsi qu’à la fermeture des frontières et à la perturbation des relations commerciales sur le plan international.
Au total, pour l’année 2020, les indicateurs de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) sont passés au rouge. L’on note entre autres, un taux de croissance du PIB réel en recul de 2,1 % (-4,2 % pour le secteur pétrolier et -1,6 % pour le secteur non pétrolier), contre + 2,1 % en 2019 ; une légère remontée des pressions inflationnistes, le taux d’inflation étant ressorti à 2,4 % en 2020, contre 2,0 % un an plus tôt.
A cela s’ajoutent, un creusement du déficit du solde budgétaire base engagements, dons compris, à -2,9 % du PIB, contre -0,1 % du PIB en 2019, et un solde global de la balance des paiements devenu déficitaire passant de 0,2 % du PIB (98,2 milliards FCFA) en 2019 à -2,9 % du PIB (1 498,6 milliards FCFA) en 2020.
Sur le plan de la monnaie, la masse monétaire a sauvé les meubles. Elle affiche une augmentation de 10,7 %, à 13 493,5 milliards FCFA à la fin de l’année 2020. Dans le même temps, le taux de couverture extérieure de la monnaie est descendu à 64 % à la période, contre 67,1 % à la fin de l’année 2019.
Par contre, les créances nettes sur les États ont augmenté de 42,5 % en une année, tandis que, l’encours des crédits à l’économie s’est accru de 5,1 %, à 8 212 milliards de FCFA.



















