Brazzaville, la capitale de la République du Congo abrite du 6 au 10 décembre 2021, la 37e session du Comité intergouvernemental des Hauts fonctionnaires et experts d’Afrique centrale. Cette rencontre est placée sous le thème « Promouvoir la gouvernance et le changement transformationnel en vue de la diversification économique en Afrique centrale »
L’objectif global de cette rencontre est d’examiner en profondeur, l’état du leadership et du changement transformationnel en Afrique Centrale, identifier les lacunes et proposer des moyens pratiques pour renforcer la compréhension et la pratique de ces deux concepts interdépendants afin d’accélérer la diversification économique en Afrique Centrale.
A la faveur de cette rencontre, les participants et experts misent sur un nouveau pacte social pour la diversification économique en Afrique centrale. Ce nouveau pacte devrait être caractérisé par un dialogue permanent entre les dirigeants politiques et économiques et les « bénéficiaires ».
Antonio Pedro, secrétaire exécutif adjoint chargé de l’appui aux programmes à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) a posé les jalons de cette nouvelle vision. « Nous devons penser grand et petit à la fois en abandonnant notre obsession pour les investissements directs étrangers au profit de la création des mesures incitatives à l’excellence pour les investisseurs nationaux », a-t-il affirmé.
Autrement dit, il souligné que la gouvernance, en matière d’ingénierie pour un changement transformationnel en vue de la diversification économique, thème de la 37e session de la CIE, exigeait une certaine urgence dans la recherche de réalisations rapides telles que l’établissement d’une industrie de précurseurs de batteries en République démocratique du Congo, une semaine seulement avant le DRC-Africa Business Forum organisé conjointement par la CEA.
Il en est de même pour Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre congolaise de l’Économie, de la planification, des statistiques et de l’intégration régionale. Elle préconisé que cette nouvelle gouvernance à laquelle la sous-région aspire, soit celle où les dirigeants rassemblent tout le monde autour d’objectifs clairs dans l’intérêt de tous.
Selon elle, « Il s’agit de soumettre les programmes de développement et de transformation des ressources les plus rentables à l’examen des acteurs et des bénéficiaires, à travers un dialogue permanent avant, pendant et après l’exécution, avec un accent particulier sur l’écoute par les dirigeants ».
Selon Antonio Pedro cette approche constitue « la licence sociale d’exploitation ». Laquelle, selon lui, qui devrait d’ores et déjà, être couplée à la licence de développement durable d’exploitation, non pas simplement pour cocher les cases des ODD mais plutôt comme une mesure stratégique visant à maximiser les propositions de valeur nationales et sous-régionales.
De son avais, pour l’Afrique centrale, cinq ODD sont essentiels à cet égard : l’objectif 7 sur l’énergie, l’objectif 8 sur le travail et la croissance inclusive, l’objectif 9 sur l’industrie, les infrastructures d’innovation, l’objectif 12 sur la consommation et la production responsables, l’objectif 13 sur l’action climatique et l’objectif 15 sur les écosystèmes terrestres durables.
« Dans tout cela, le secteur privé doit être placé au cœur du leadership pour la diversification économique basée sur nos vastes capitaux naturels, économiques, culturels et thérapeutiques », a reconnu Honoré Tabuna, commissaire de la CEEAC chargé de l’environnement, des ressources naturelles, de l’agriculture et du développement rural. M. Gilbert Ewehmeh, consultant en développement des entreprises. Il a de ce fait soutenu que la promotion de financements innovants pour l’entreprenariat est un principe important du leadership qui doit être pris en compte.
« Nous nous sommes trop concentrés sur la gouvernance politique au détriment de la gouvernance économique », a-t-il déclaré, appelant les gouvernements à créer un environnement fiscal plus incitatif pour les entrepreneurs locaux et à préparer le terrain pour le financement de masse, les business angels (investisseurs providentiels) et le capital-risque afin de contribuer à la diversification économique.



















