En zone CEMAC, le poids du service de la dette extérieure par rapport aux recettes budgétaires a certes reculé sous l’effet d’une progression plus rapide de ces dernières, de 28,4% en 2020 à 27,2% en 2021, mais les vulnérabilités demeurent importantes.
Selon les analyses de viabilité de la dette du Fonds monétaire international (FMI), le Cameroun et la Centrafrique présentent un risque élevé de surendettement, tandis que le Congo apparaît en situation de surendettement.
Le Tchad est également jugé en surendettement par le FMI depuis fin 2021. Après la première réunion du 22 décembre 2021, du Comité des créanciers au titre du « cadre commun pour les traitements de la dette au-delà de l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) » approuvé par le G20 et le Club de Paris en novembre 2020, le pays reste en attente de la finalisation de la restructuration de sa dette auprès de ses créanciers.
Compte tenu de l’appréciation des prix du pétrole, le Tchad ne devrait toutefois bénéficier que d’un allégement de dette conditionnel à une rechute des prix. Les dettes de la Guinée équatoriale et du Gabon sont de leur côté, toujours jugées soutenables, avec un niveau de risque atténué par la hausse des cours du pétrole.
S’agissant particulièrement du Gabon, après avoir atteint 77,4% du PIB en 2020, compte tenu de la chute de l’activité, la dette publique retrouverait son niveau pré-crise dès 2021 à 74,7% avant de décliner progressivement à 56,7% d’ici 2026, grâce à l’assainissement budgétaire et à la reprise économique, renseigne le FMI.
Cependant, les services du fonds considèrent que cette dette publique reste soutenable mais à un niveau élevé de risques. cela, au regard notamment, de l’accumulation de nouveaux arriérés. L’inclusion de nouveaux stocks d’arriérés intérieurs (organismes sociaux, période 2018/2019) a en effet renforcé la pression sur la capacité de remboursement du pays.



















