Dans ce cadre, une mission conduite par Clément Belibanga, le Commissaire en charge du département des politiques économiques, monétaires et financières, accompagnés par les Directeurs des études économiques et du système d’information de la Commission de la Cemac, va sillonner les six Etats de la Communauté.
L’objectif étant d’échanger avec tous les acteurs concernés afin de procéder à l’installation des points focaux et à la remise du matériel informatique. La capitale centrafricaine, Bangui a constitué la première étape de cette mission, le 30 août 2021.
Il importe de relever que les pays de la Cemac se sont engagés, lors de la concertation sous régionale sur la crise financière tenue en mars 2009 à Douala, de renforcer les dispositions institutionnelles et réglementaires susceptibles de contribuer à la relance économique dans la sous-région. L’une des recommandations desdites assises, a été de mettre en place, un observatoire sous régional du climat des Investissements.
Cette initiative procédait de la volonté des Etats de juguler les effets néfastes induits par la crise financière sur les économies de l’Afrique subsaharienne en général, et de la Cemac en particulier. L’une des recommandations desdites assises a été de mettre en place un Observatoire sous régional du climat des Investissements.
Il était donc question d’améliorer l’environnement économique, d’alléger les contraintes réglementaires et infrastructurelles dans le but de créer les conditions d’une stabilisation et d’une relance de l’activité économique dans les Etats membres. Le secteur privé avait été reconnu comme le moteur de la croissance.
L’objectif est de multiplier les efforts à tous les niveaux, pour créer des conditions favorables à l’investissement privé. Dans ce cadre, l’observatoire doit apporter aux acteurs et partenaires du secteur privé une synthèse des meilleures informations sur l’environnement des affaires dans les pays membres de la Cemac.
En outre, cet observatoire se veut un instrument structuré et bien coordonné de veille pouvant informer les acteurs du milieu des affaires, notamment les investisseurs privés qu’ils soient extérieurs ou intérieurs à la zone.
Il aura entre autres pour mission, d’identifier les difficultés, de les analyser, de proposer des actions et mesures favorables à l’amélioration des affaires, ainsi que de mesurer les progrès réalisés en la matière. Ces mesures visent à réduire le coût des opérations d’affaires en Afrique centrale en vue d’accroitre non seulement l’investissement direct mais aussi d’encourager le flux d’investissement intra-communautaire.
A l’issue de l’étude pour la mise en place de l’observatoire du climat des affaires, il a été décidé de la mise en place d’un certain nombre d’éléments. A savoir, une base de données ; une liste consensuelle d’indicateurs répartis dans trois modules (Développement du secteur privé et réglementation des affaires, marché et coût des facteurs, environnement macroéconomique et gouvernance économique) constituant le cœur du système ; une liste des indicateurs agrégés élaborés ; un plan de collecte des données ; un cadre institutionnel de gestion de l’observatoire ; des tableaux de bord ; des fonctionnalités de veille économique (blog, newsletters et forum) ; un cadre de gestion multilingue du site (anglais, espagnol, arable) et d’un cadre institutionnel de gestion de l’observatoire.
A l’occasion, chaque Etats membre a désigné la structure point focal national de l’observatoire, qui est un établissement public doté de la personnalité juridique et jouissant de l’autonomie financière. Ces points focaux ont été formés et équipés par la Commission de la CEMAC pour la prise en main de l’observatoire.



















