Passer sous les fourches caudines du Fonds monétaire international (FMI) pour relancer son économie, n’a jamais été une sinécure pour de nombreux Etats ayant emprunté cette voie. Tel est par exemple le cas du Gabon, dans le cadre du nouveau programme avec cette institution de Bretton Woods.
En effet, dans le cadre des négociations de son nouveau deal avec le FMI, la question des subventions au carburants a une fois de plus, été posée sur la table. L’institution de Bretton Woods a été clair sur le dossier. Elle a insisté sur la nécessité de supprimer progressivement les subventions aux carburants, mais tout en élaborant des mesures ciblées destinées à protéger les personnes les plus vulnérables.
Le FMI recommande de rétablir le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants, avec une répercussion intégrale sur l’ensemble des produits, à l’exception du butane et du pétrole lampant, qui sont pour l’essentiel utilisés par les populations pauvres.
Ce qui selon le Fonds, contribuera à limiter les subventions et à réduire le risque qu’elles profitent plus aux entreprises et aux ménages à revenu élevé.
Face à la situation les autorités n’avaient aucune marge de manouvre que de souscrit aux recommandations des services du FMI. Non sans indiquer que cette stratégie de protéger l’ensemble des ménages est dictée par l’absence de dispositifs de protection sociale bien ciblés et par l’impératif d’éviter des tensions sociales, notamment au regard des difficultés déjà rencontrées par les ménages durant la pandémie de Covid-19.
Dans ce cadre, les services du FMI ont souligné que ces subventions devraient prendre fin d’ici fin décembre 2022 pour tous les produits, à l’exception du kérosène et du butane.
Toujours sur le sujet, Ils ont également invité les autorités à collaborer étroitement avec la Banque mondiale pour achever la base de données des personnes les plus vulnérables et élaborer des mesures bien ciblées.
Il convient de noter que depuis la hausse des cours de pétrole, le gouvernement a annoncé une subvention de 47 milliards de francs pour éviter une flambée des prix des carburants à la pompe.
Le gouvernement a justifié par le fait que « La hausse des cours du pétrole brut exerce une pression à la hausse sur les prix à la pompe qui pour l’instant n’est pas ressentie par les consommateurs parce que l’Etat fait des efforts en les subventionnant (prix à la pompe) pour préserver le pouvoir d’achat des ménages fragilisé par la crise de la pandémie de la Covid-19 ».
Et qu’en outre, « malgré la hausse des cours du baril, les prix des produits Essence et Gazole sont restés stables depuis le mois d’avril 2021, respectivement à 605 et 585 FCFA ». Autrement dit, pour le ministère de l’Economie et de la Relance la volonté du gouvernement reste de maintenir sa politique sociale envers les ménages.



















