Conjonctures Economiques : Quelles sont les motivations à l’origine de ce projet?
Sonia Ndong Mba : Merci. Je commencerai par vous dire que Je suis née d’une femme et que je suis une femme de motivation. Une motivation qui se résume en l’amour que j’ai pour l’être humain qu’on appelle femme.
Alors, voir une femme pleurer, ou avoir un cœur brisé parce qu’elle ne sait quoi faire de ses mains, parce qu’elle ne sait où aller, parce qu’elle ne sait comment sortir d’une certaine situation, me désole grandement.
C’est de ce regard que m’est venue l’inspiration de créer ce centre de formation aux métiers de la beauté. Autrement dit, parce que je sais que tant de femmes à la maison, c’est autant de temps dispersé, c’est pourquoi j’ai décidé de tirer meilleur profit de toutes ces situations.
Raison pour laquelle, le centre de formation SNADE est là justement pour éclore toutes ces aptitudes et dons. Cela, dans le but de leur faire savoir qu’avec à tout âge, et à tout moment, on peut être quelqu’un dans la vie.
Quel sera le fonctionnement de cet institut ?
De manière pratique, nous allons dispenser plusieurs disciplines. Il s’agit entre autres, de l’anglais, du français et de la comptabilité. Nous aurons également l’informatique. Et en pratique, nous aurons l’onglerie, la coiffure, et l’esthétique.
Quid des durées de formation ?
Elles s’étaleront entre trois et six mois. La première formation est consacrée à la remise à niveau pour celles qui voudront refaire le tour de leur capacité. La deuxième formation qui aura une durée de six mois sera accélérée.
Il y a également une formation qui va durer deux ans. Celle-là conduira à l’examen du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Pour toutes ces formations, le début des cours est fixé pour le mois d’octobre.
Il est également important de signaler que nos offres tiendront compte du contexte socio-économique. En réalité, on se bat pour tout le monde, d’où mon investissement pour ce projet.
Avez-vous des partenariats ?
Nous avons des partenaires à l’étranger. Notamment au Sénégal qui prendra les filles depuis Libreville pour des stages, avec des possibilités d’emploi dans ce pays. Peut-être dans les jours à venir, nous allons prospecter dans d’autres pays.
Vous parlez également de la valorisation des produits locaux…
C’est également un pan de nos activités. Parce que moi-même, je suis dans le cosmétique, et je travaille beaucoup avec les produits locaux qui sont beaucoup vendus en Europe. D’où la présence remarquée de la représentante de mes produits dans ce continent, à cette cérémonie.



















