L’industrie pétrolière constitue la « Poule aux œufs d’or » de l’économie gabonaise. Raison pour laquelle, ce secteur est méticuleusement scruté par le gouvernement. C’est incontestablement dans ce cadre que le ministre des Comptes Publics et de la Dette Charles M’BA et ses collègues de l’Economie, Mark Alexandre Doumba, et du Pétrole Marcel ABEKE ont récemment présidé une réunion stratégique avec les opérateurs économiques du secteur pétrolier officiant au Gabon.
Les échanges ont porté sur trois axes majeurs : le Fonds de remise en état des sites pétroliers (RES) ; la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Trois sujets d’importance capitale pour le Gabon.
S’agissant spécifiquement du Fonds de remise en état des sites pétroliers, « suite à la position ferme du chef de l’État et des dirigeants de la CEMAC, il a été rappelé l’obligation d’appliquer la réglementation des changes, notamment en matière de rapatriement des devises et de signature des conventions de comptes séquestres pour les fonds RES. L’objectif est de récupérer une partie de la trésorerie nationale et de mobiliser des ressources pour financer le développement. Des engagements ont été pris pour matérialiser ces instructions dans les plus brefs délais ».
Quant à la Taxe sur la valeur ajoutée, il a été acté la mise en place d’un cadre de travail sera afin de trouver une solution concertée sur le crédit TVA en vue de permettre aux pétroliers de dégager de la marge de manœuvre pour relancer l’investissement et de restaurer la confiance entre l’État et les opérateurs.
Sur le dossier lié à la Responsabilité sociétale des entreprises, l’importance du dialogue entre l’État et les pétroliers a été soulignée. Cela, « afin que les engagements en matière de RSE soient directement orientés vers des sujets spécifiques de résorption de problématiques d’intérêt général pour le peuple gabonais dans les secteurs de la santé et de l’éducation ».
Selon le gouvernement, « cette rencontre marque une étape clé dans la consolidation de ses relations avec les opérateurs économiques du secteur pétrolier, conformément à la vision du chef de l’État et le secteur pétrolier ». Marquant ainsi sa volonté affirmée et une approche pragmatique d’aligner les pratiques aux exigences économiques et réglementaires du pays.



















