Le gouvernement gabonais vient de procéder à la signature des conventions de concession pour l’aménagement des ouvrages hydroélectriques de Fé2 à Mitzic, et Impératrice à Fougamou avec la Compagnie de développement des énergies renouvelables (CODER).
La signature a été actée par le ministre d’État, ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Alain-Claude Bilie-By-Nze et ses collègues en charge de l’Economie, Nicole Jeanine Lydie Roboty epse Mbou et Edith Ekiri Mounombi epse Oyouomi du Budget.
Selon des sources proches du dossier, l’aménagement de ces ouvrages devrait produire une capacité totale installée de 170MW en cumulé, soit 1000 GWH de productible, pour un investissement total de 230 milliards francs CFA.
Cet important investissement concerne ainsi la construction de 500km de lignes associées, pour un investissement de 200 milliards de francs CFA. Ce qui permettra de fournir de l’énergie pour les ménages et les industries des provinces du Woleu-Ntem, de la Ngounié, du Moyen-Ogooué et de l’Estuaire, souligne-t-on.
Il s’agit donc d’un investissement total 430 milliards CFA dont la mise en œuvre participera à l’indépendance énergétique de notre pays, tout en apportant aux ménages et aux industries une énergie verte, suffisante et compétitive.
Sur un tout autre plan, l’aménagement de ces ouvrages permettra la création de 3000 emplois directs et indirects, dans les phases de construction et d’exploitation.
Il convient également de noter que les efforts du Gabon dans ce secteur sont significatifs à plus d’un titre. En effet, avec un taux d’électrification de plus de 91 %, le Gabon est le pays le plus électrifié de la Zone Cemac et le 5e en Afrique, indique le dernier rapport « The Energy Progress Report » de la Banque mondiale.
Ce rapport indique également que le pays enregistre un taux d’accès à l’électricité qui se chiffre à 91,6 %. En milieu rural, ce taux est de 27,76 %. Autrement dit, ce classement, le Gabon le doit aux efforts menés au quotidien pour améliorer l’offre en énergie électrique.
En outre, dans le cadre de sa transition énergétique, le pays ambitionne de sortir d’un mix énergétique composé à 50 % d’énergies fossiles, pour atteindre d’ici 2030 un mix énergétique 100 % propre, dont 80 % d’hydroélectricité. Un petit bémol tout de même, un peu plus d’effort reste à fournir pour accroître le taux d’accès en milieu rural.



















