Selon une note du Fonds monétaire internationale (FMI) portant sur l’économie gabonaise, les perspectives de croissance du Gabon restent fondées sur une trajectoire de l’économie mondiale, conforme aux projections des perspectives économiques mondiales d’avril 2021.
En clair, ces perspectives sont sujettes à une grande incertitude et, en fonction de l’évolution de la pandémie et de l’évolution des prix des matières premières, dont le Gabon est un important exportateur.
Ainsi, la croissance économique devrait se redresser progressivement après la forte contraction de 2020. En effet, le PIB réel devrait progresser de 1,5% en 2021, tiré par l’activité hors pétrole (2,7%), malgré une nouvelle baisse de la production pétrolière (5,5%) en lien avec l’observation des quotas OPEP.
La hausse des activités hors pétrole aurait pour moteurs la production de manganèse, l’exploitation forestière, l’agriculture, l’industrie du bois, les autres industries, les BTP, les transports et communications.
Sur le moyen terme, l’activité économique devrait de consolider avec un taux de croissance moyenne du PIB de 2,9% sur la période 2021–23. Cette embellie résulterait de la hausse de 3% en moyenne pour l’activité hors pétrole et +2,2% pour la production de pétrole brut en moyenne par année.
Pour 2021, il est projeté une légère hausse des tensions inflationnistes à 2,0% tirées notamment par les prix de l’énergie, le transport et certains biens alimentaires et resterait inférieure à 3% à moyen terme, dans le contexte de l’union monétaire et en l’absence de chocs d’offre majeurs.
Le principal objectif du programme est de réduire le déficit budgétaire et de ramener la dette publique par rapport au PIB sur une trajectoire descendante. En effet, le solde base caisse passerait à un déficit de 3,5% du PIB en 2021 à un retour à l’équilibre à moyen terme.
Le solde du compte courant extérieur devrait s’améliorer pour passer d’un déficit de 6% du PIB en 2020 à un déficit de 4,8% du PIB à 2021 vers une stabilisation au tour de 2,5% du PIB à moyen terme, en ligne avec la reprise des cours mondiaux du pétrole et nos efforts de consolidation budgétaire. Cette amélioration nous permettra de contribuer positivement à la stratégie d’accumulation de réserves régionales à la BEAC
Il existe toutefois, des risques importants pour ces perspectives. En effet, une autre flambée de la Covid-19, au Gabon ou chez ses partenaires commerciaux, pourrait entraîner de nouvelles perturbations des échanges commerciaux et nécessiter un rétablissement des mesures de confinement.
En outre, une baisse des cours mondiaux en dessous de la projection de base des matières premières pèserait sur les positions budgétaire et extérieure et déprimerait l’activité économique. Une détérioration du sentiment mondial à l’égard des marchés émergents pourrait perturber les flux internationaux de capitaux et compliquer l’accès du Gabon aux marchés financiers internationaux.
Des retards dans l’assainissement budgétaire et les réformes structurelles pourraient également accroître les pressions financières et réduire la croissance à moyen terme.
Les risques à la hausse comprennent, une augmentation plus forte des prix des matières premières, un rebond plus rapide que prévu de l’activité économique et des recettes publiques hors-pétrole et l’accélération des réformes structurelles



















