La CNSS vivrait-elle ses derniers jours? à moins de lire dans une boule de cristal, nul ne peut avec exactitude, apporter une réponse plausible face à cette question. Il convient néanmoins de relever que son bulletin de santé est alarmant sans pour autant que son diagnostique vital soit engagé.
En effet, selon les notes du service économique régional pour l’Afrique centrale, (https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2022/07/29/breves-economiques-d-afrique-centrale-juillet-2022), la délicate situation dans laquelle se trouve la Caisse nationale de sécurité sociale aujourd’hui, s’explique particulièrement par deux principaux facteurs.
Des difficultés de recouvrement liées au contexte économique (la CNSS estime à 350 milliards de FCFA, la dette de cotisations sociales des entreprises), une masse salariale importante (41 % des ressources) et une gestion interne avec des difficultés organisationnelles.
Conséquence directe, le grand mammouth, autrement dit, la vache à lait de certains, accuse des retards récurrents dans le versement des cotisations aux retraités, d’où l’annonce d’une cessation de paiement de la CNSS, le 9 juin dernier, par le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Dr. Guy-Patrick Obiang Ndong.
Une nouvelle direction provisoire a été désignée, avec pour mission de réformer l’institution. Notamment, par l’introduction d’un régime complémentaire de retraite par capitalisation.



















