Les relations entre les hôpitaux publics et la CNAMGS sont rarement au beau fixe. En effet, le syndicat des médecins fonctionnaires du Gabon tient régulièrement la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale pour premier responsable des dysfonctionnements que connaissent les structures hospitalières du pays.
Le règlement des factures reste la pomme de discorde entre les deux parties. En effet, le non règlement par la CNAMGS de ses factures, constitue un sérieux goulot d’étranglement pour les hôpitaux publics du pays.
En effet, la CNAMGS, mise en place à la suite de la reforme du système de financement de la santé au Gabon en 2007, a du mal à jouer pleinement son rôle. Celui d’assurer la couverture des risques liés à la maladie et à la maternité de ses assurés.
Pourtant, ses sources de financement provenant des cotisations sociales, de la redevance obligatoire à l’assurance maladie, de la subvention de l’Etat et autres recettes régénérées par les activités propres de la Caisse, lui sont régulièrement rétribuées.
Mais depuis le 1er septembre 2021, la CNAMGS comptabilise une ardoise de plus de deux milliards de francs CFA aux structures hospitalières. Une situation qui, si elle n’est pas régulée, pourrait amener les hôpitaux du service public à ne plus prendre en charge les malades assurés par la CNAMGS.
Ce, d’autant plus que ces établissements sanitaires ne parviendraient plus à fonctionner normalement. D’où, l’inquiétude du Syndicat des médecins fonctionnaires du Gabon (Symefoga).
Pour ce faire, le nouveau bureau piloté par le Dr Christiane Mengue M’Asseko compte peser de tout son poids, afin que la CNAMGS puisse respecter ses engagements et à éviter ses retards de paiement.
« Si aujourd’hui CNAMGS se considère comme l’élément moteur de la politique sociale du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba et du gouvernement gabonais en matière d’assurance maladie, comment comprendre qu’elle n’arrive pas à solder ses factures, alors que les prélèvements de fonds sont régulièrement effectués en sa faveur », s’interroge le Symefoga.
Au regard de l’impact du non paiement de cette ardoise qui dégrade considérablement la qualité des soins dans les hôpitaux du pays, le nouveau bureau du Symefoga opterait pour le dialogue dans un premier temps, avant de passer à la vitesse supérieure. Laquelle consisterait à la suspension des prestations CNAMGS dans l’ensemble des structures hospitalières du Gabon.
Le Symefoga a par ailleurs rappelé que cet argent devrait permettre aux responsables d’hôpitaux publics de payer les quotes-parts aux différents personnels, mais aussi à disposer des consommables et les médicaments pour un démarrage optimal des activités.
Pour rappel, en 2019, les hôpitaux publics avaient déjà suspendu les prestations de la CNAMGS, au grand désarroi des assurés économiquement faibles.


















