Selon les données du Plan national de croissance et de développement (PNCD), le secteur privé gabonais joue un rôle limité dans l’emploi salarié. Il représente seulement 43,8 % de l’emploi total formel et n’employant qu’environ 16 % de la population en âge de travailler, en grande partie en raison de la prédominance du secteur public.
Ce document renseigne également que l’emploi salarié privé, concentré dans les autres services (24 %), le commerce de détail et de gros (18 %) et les transports et communications (11 %), constitue le segment le plus productif de l’économie grâce à des contrats stables, à l’investissement dans les compétences et à une innovation plus soutenue, tandis que les secteurs non échangeables à faible productivité offrent des salaires moyens plus faibles. Les secteurs les mieux rémunérés, comme les industries extractives et les services publics d’eau et d’électricité, restent minoritaires en termes d’emploi.
Parallèlement, il est à noter que le travail indépendant, qui représente 39 % de l’emploi total, est majoritairement motivé par la nécessité, concentré dans le commerce de détail et de gros (40 %) et l’agriculture (25 %), et se caractérise par des revenus et une productivité nettement inférieure à ceux des emplois salariés, soulignant les défis de qualité et de productivité au sein du secteur privé.
En somme, le Gabon fait face à un double défi : un taux d’activité faible (50 % en 2024) et un chômage élevé (17,4 %). La création insuffisante d’emplois dans le secteur privé, combinée à l’allongement des études, limite l’absorption des travailleurs. Chez les diplômés, il y a un fort attrait dans le secteur public et des industries extractives, cela se traduit par la persistance de certaines contraintes sur le marché du travail.


















