Selon les indicateurs de la Banque de France, dans son récent Rapport de coopérations monétaires Afrique-France , le taux d’endettement public de la CEMAC a légèrement diminué pour s’établir à 47,3% du PIB en 2024, contre 51,3% en 2023.
D’après l’institution française, cette amélioration concerne tant la dette intérieure (21,6% du PIB, contre 23,9% en 2023) que la dette extérieure (25,6% du PIB, contre 27,5% en 2023). Cependant, le ratio du service de la dette extérieure s’est accru, atteignant 23,2% des recettes budgétaires en 2024, contre 21,1% en 2023. De plus, les pressions sur le marché régional de la dette publique demeurent importantes. Selon la BEAC, les taux de souscription moyens des titres publics ont chuté drastiquement à 61% à la fin du premier trimestre 2025, contre 97% trois ans plus tôt.
Les rendements moyens des obligations d’État (OTA, obligations du Trésor assimilables) et des bons du Trésor assimilables (BTA) ont augmenté, atteignant respectivement 6,7 % et 8,7% en 2024. Face à ces conditions, les États ont été contraints de raccourcir la maturité de leurs émissions.
Par ailleurs, en 2024, selon la BEAC, l’encours émis des OTA (de plus de 2 ans) représentaient 39,8% du total, contre 44,3% en 2023 et 48,5% en 2022. De surcroît, le Congo et le Gabon, face à des tensions de trésorerie et des conditions de refinancement plus tendues, ont décidé de mettre en place des « opérations de reprofilage » de leur dette



















